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Benmokhtar inflige une rentrée empoisonnée aux enseignants

Abdelaziz Ioui Une décision injuste, abusive et irréfléchie




Le ministre Rachid Belmokhtar donne l’impression de chercher à ravir la vedette de l‘impopularité à ses autres collègues ministres.  Pendant que bon nombre de Marocains, les enseignants en particulier, étaient en vacances, et pendant que les citoyens regardaient plutôt vers les communales et régionales, ledit ministre, à travers le secrétaire général de son département, a bombardé les professeurs du primaire  par une circulaire  concernant ce qu’il appelle la gestion du surnombre et du manque d’effectif au sein des communes au niveau national.
Le contenu de la  circulaire  datée du 3 août laisse pantois quand il ne se fait pas tout simplement provocateur.
Une décision  injuste, abusive et irréfléchie. C’est ainsi qu’Abdelaziz Ioui,  le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement, affilié à la FDT,  a qualifié cette décision prise de manière unilatérale sans se référer aux premiers concernés, à savoir les syndicats du secteur.
Suite à cette décision, les professeurs en surnombre dans le primaire sont dans l’obligation de participer au mouvement de mutation au niveau local, sinon ils seront mutés, contre leur gré, selon le nombre de postes vacants. Pire, ces professeurs  seront  privés de leur ancienneté générale, outre leur état psychologique et de santé qui risquent d’être sérieusement affectés par cette situation.
Le secrétaire général du SNE tient à préciser qu’une  réunion concernant le mouvement de mutation  a été tenue au début de la rentrée scolaire 2014-2015 avec  le ministère de l’Education nationale   dans le cadre du dialogue social et  que la question des mutations et  des professeurs en surnombre  n’a pas du tout  été évoquée  et ne figurait aucunement dans l’ordre du jour de cette rencontre.
« Nous rejetons cette décision qui porte préjudice aux droits et acquis des professeurs du primaire  et qui a été  prise hors de l’institution du dialogue social », nous a déclaré Abdelaziz Ioui avant de poursuivre : «  Nous ne tolérons pas  que le ministère règle ce problème de manque   d’effectif  au détriment des enseignants ».
« Au lieu d’entamer les préparatifs de la rentrée scolaire actuelle dans de bonnes conditions, le département de tutelle  s’emploie, à travers cette décision de son secrétaire, à créer un climat de tension et à pousser les enseignants à manifester leur grogne  par des sit-in devant les délégations provinciales du MEN.    
Le ministère est appelé à revoir cette décision et les  syndicats les plus représentatifs sont tenus de coordonner leurs positions en vue  de  réparer cette injustice, a-t-il conclu.

Larbi Bouhamida
Mercredi 9 Septembre 2015

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