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Benkirane reçoit les syndicats : La FDT dénonce la répression des manifestations pacifiques




Benkirane reçoit les syndicats : La FDT dénonce la répression des manifestations pacifiques
Coup d’épée dans l’eau ou nouvelle manière de noyer le poisson dans l’eau ? La réunion que le chef du gouvernement a eue lundi à Rabat avec les centrales syndicales les plus représentatives en vue d’examiner le projet de loi de Finances déjà finalisé et soumis au Parlement est étonnante à plus d’un titre. Le moins que l’on puisse dire est que cette réunion ne pourra ni amender le texte sur lequel les élus de la Nation vont se pencher dès ce mercredi, ni en réorienter la teneur en faveur de la classe ouvrière. Une réunion inutile ? Pas sûr. Ne serait-ce que parce qu’elle a offert aux responsables syndicaux l’occasion de se faire une idée précise de la mise en œuvre des engagements du gouvernement pris dans le cadre du dialogue social  et de leurs impacts et, surtout, de réitérer leurs revendications et propositions.
Dans ce cadre, le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail, Abderrahmane Azzouzi, a souligné que  la réunion a eu un aspect général et les indicateurs présentés ont été en deçà des attentes des classes laborieuses.
Par ailleurs, le communiqué de la FDT publié hier fait état de la réaction d’Abderrahmane Azzouzi qui dénonce le recours excessif à la violence  à l’encontre des grévistes et des manifestants et les graves entraves aux libertés syndicales enregistrées dans presque tous les secteurs. Les incidents survenus à Ifrane à la suite de l’intervention musclée des forces de l’ordre pour disperser des fonctionnaires de la justice et qui ont fait plusieurs victimes dont le SG du SDJ, Abdessadek Saaidi, rappellent par leur brutalité, selon  Abderrahmane Azzouzi, les années de plomb.
Seules l’institutionnalisation et l’adoption d’une approche tripartite (gouvernement, patronat et syndicats) sont à même de mettre fin à toutes sortes de conflits dont le nombre va, malheureusement, grandissant particulièrement dans le secteur privé. Pour faire sortir le dialogue social de l’impasse actuelle, le gouvernement Benkirane est dans l’obligation de respecter ses engagements relatifs à l'accord du 26 avril 2011, dont il a accepté de mettre en œuvre les dispositions qui sont encore en suspens, notamment la promulgation de certains décrets relatifs à la Fonction publique, l'amendement de celui concernant les élections professionnelles dans le secteur public, la Caisse d'indemnisation pour perte d'emploi, indique le secrétaire général de la FDT. Appel a été également lancé au gouvernement afin de  trouver tous les mécanismes et mesures  pour l’amélioration des revenus des salariés et de la situation des retraités.
Il y a des secteurs tels l’enseignement, la santé et l’emploi qui requièrent un dialogue à l’échelon national et un intérêt plus accru eu égard au déficit criant qu’ils connaissent et qu’il urge de combler, a-t-il conclu.

LARBI BOUHAMIDA
Mercredi 24 Octobre 2012

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