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Benfica-Séville pour l’ultime acte de l’Europa League




Benfica-Séville pour l’ultime acte de l’Europa League
Luisao, défenseur 
haute-fidélité 
 
Pilier défensif et mental d'une équipe en perpétuelle reconstruction, Luisao espère que sa 11e saison au Benfica sera enfin récompensée d'un titre continental, avec une victoire sur Séville mercredi en finale de l'Europa League.
Le défenseur axial, né Anderson Luis da Silva il y a 33 ans, sera le joueur le plus expérimenté de la finale de Turin avec ses 107 rencontres européennes sous le maillot rouge du club lisboète, dont il porte le brassard de capitaine, auxquelles s'ajoutent ses 44 sélections avec l'équipe du Brésil.
Du haut de son mètre 93, Luisao "La Girafe" se dresse en patron de la défense la plus hermétique du championnat du Portugal, que le Benfica a remporté cette saison en concédant seulement 18 buts en 30 journées.
En Coupe de la Ligue, autre compétition déjà conquise cette année par les Aigles, les joueurs de Jorge Jesus n'ont encaissé aucun but en cinq matches.
Suite à leur élimination en Ligue des champions avec huit buts encaissés, leurs filets n'ont tremblé qu'à quatre reprises lors des huit rencontres disputées depuis les seizièmes de finale de l'Europa League.
Les deux gros matches livrés par Luisao en demies face à la Juventus, avec notamment ce ballon dévié de la tête sur la ligne de but au retour à Turin, ont été cruciaux pour offrir à Benfica une deuxième finale consécutive après celle perdue l'an dernier contre Chelsea.
Le grand chauve s'était déjà montré décisif, mais cette fois sur le plan offensif, en signant le premier doublé de sa carrière sur le terrain de Tottenham en huitièmes de finale.
Terminer sa carrière 
au Benfica 
Au total, Luisao compte six buts toutes compétitions confondues cette saison, tandis que son associé au cœur de la défense, l'Argentin Ezequiel Garay, en a signé huit.
Les deux hommes forment un tandem très complémentaire, car à l'envergure et au sens du positionnement de Luisao sont venues s'ajouter la vitesse et l'agressivité de Garay.
Le Brésilien n'était pas aussi bien secondé dans l'axe de la défense depuis le départ de son compatriote David Luiz, transféré à Chelsea en janvier 2011.
Au sein d'un effectif renouvelé à chaque saison, seuls Luisao et trois autres joueurs avaient déjà été sacrés champions du Portugal avec Jorge Jesus en 2010, et seul le capitaine lui-même était déjà là lors du précédent titre national, en 2005.
Recruté en 2003 chez les Brésiliens de Cruzeiro, Luisao est sous contrat avec Benfica jusqu'en 2016 mais a déjà promis d'y terminer sa carrière.
Le N.4 des Aigles représente un exemple de fidélité dans un club qui ne compte actuellement qu'une poignée de joueurs portugais et qui n'a pas les moyens de conserver ses vedettes très longtemps.
La recette s'est pourtant avérée payante grâce à la qualité des nouvelles recrues, qui ont permis à l'équipe de rester compétitive et au club de se refaire un nom en Europe après ses heures de gloire des années 1960.
En assurant la cohésion du vestiaire, Luisao figure parmi les principaux responsables du réveil du Benfica, géant endormi du football portugais qui avait traversé dans les années 1990 une grave crise financière et sportive.
 

Benfica-Séville pour l’ultime acte de l’Europa League
Rakitic, chef d'orchestre 
et chef de meute 
 
Technique soyeuse et mental de fer, Ivan Rakitic a donné le "la" au jeu du Séville FC cette saison et le milieu croate espère finir en fanfare mercredi à Turin (18h45 GMT) en finale de l'Europa League face au Benfica Lisbonne.  Avec leur capitaine à la baguette, les Sévillans ont franchi tous les obstacles jusqu'à ce grand rendez-vous: une qualification aux tirs au but contre le Betis lors d'un derby étouffant en huitièmes (0-2, 2-0), une folle remontée contre Porto en quarts (0-1, 4-1) et une qualification pour la finale arrachée dans le temps additionnel à Valence (2-0, 1-3).
A chaque fois, Rakitic a été déterminant: sa vista est indispensable dans le jeu et son aura précieuse pour le groupe. Tignasse blonde, buste droit et regard levé sur le terrain, l'international croate (60 sélections) est un milieu technique et endurant, précieux pour ses coups de pieds arrêtés et la finesse de son pied droit.
"Cela n'a pas été facile de renverser la situation contre le Betis, puis contre Porto, puis contre Valence à la dernière minute. Tout cela montre bien l'état d'esprit que nous avons", a déclaré le joueur de 26 ans sur le site Internet de l'UEFA. "Tout le groupe a accompli un travail impressionnant et je crois que nous méritons d'être en finale."
De fait, le FC Séville revient de loin: 9e de Liga en fin de saison dernière, le club a bénéficié de sanctions à l'encontre de Malaga (6e) et du Rayo Vallecano (8e) pour être repêché en Europa League, dont il a franchi patiemment toutes les étapes jusqu'à la finale.
 «J'ai toujours gardé la tête haute»
Et Rakitic n'est sans doute pas étranger à la mentalité conquérante des Sévillans: le joueur, né en Suisse, a connu déjà bien des épreuves, comme lorsqu'il a choisi de renoncer à la sélection suisse pour porter le maillot de la Croatie, pays d'origine de ses parents, lesquels ont alors fait l'objet de menaces de mort.
Début mai, le capitaine a su remobiliser les siens contre Valence en demi-finale retour de C3 (3-1), alors que Séville était virtuellement éliminé après avoir encaissé un troisième but à 20 minutes de la fin.
"Ce moment n'a pas été facile pour moi parce qu'il me semblait impossible qu'ils mènent déjà 3-0. Mais j'ai toujours gardé la tête haute, je suis resté positif", a-t-il expliqué. Le but libérateur de Stéphane Mbia a ensuite été "un moment inoubliable, qui démontre la force de cette équipe".
Le Croate, auteur de sa meilleure saison (12 buts et 10 passes décisives en Liga) depuis son arrivée à Séville en 2011, a beau être convoité par de grosses écuries européennes, il reste concentré sur un seul objectif: offrir au Séville FC une troisième C3, sept ans après.
"Je crois que l'Europa League 2014 peut terminer comme celles de 2006 et 2007. Nous savons tous ce que cela signifie pour le club et pour le public, a fait valoir Rakitic. Nous avons une confiance maximale et c'est normal. Si une équipe peut arriver jusqu'en finale, elle peut la gagner."
 
 

AFP
Mercredi 14 Mai 2014

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