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Belmokhtar et El Guerrouj reviendront-ils à de meilleurs sentiments ?

Les deux ministres rencontrent aujourd’hui les syndicats les plus représentatifs




Belmokhtar et El Guerrouj reviendront-ils à de meilleurs sentiments ?
Entre le gouvernement Benkirane I et Benkirane II, point de continuité. Les syndicats les plus représentatifs de l’enseignement en savent quelque chose. L’actuel détenteur dudit portefeuille, Rachid Belmokhtar, pour ne pas le nommer, ne doit apparemment pas se rappeler du passage, pourtant tout récent, de son prédécesseur, Mohamed El Ouafa. Et ce n’est pas un Abdelâadim El Guerrouj, ministre délégué auprès du ministre de l’Education, qui serait mieux placé pour le lui rappeler.
Lors de leur toute première rencontre, vendredi dernier à Rabat, depuis l’avènement du gouvernement «Benkirane II», avec les représentants de la FDT, CDT, UGTM, UMT et UNTM, Belmokhtar et El Guerrouj ont démontré qu’ils étaient déterminés à vouloir repartir à zéro. 
On a également  constaté, de manière claire, la différence des approches et des méthodes  que se font les deux partenaires du dialogue social.
La rencontre entre les deux parties prévue pour aujourd’hui vaudra-t-elle mieux que sa précédente?
C’est l’espoir émis  par les représentants syndicaux  pour  pouvoir  entamer, une fois pour toutes, un dialogue responsable et sérieux  en vue de parvenir à satisfaire les nombreuses revendications des enseignants et par là même atténuer la tension qui règne dans le secteur. A l’issue de cette réunion qui a été reportée à deux reprises, pour des raisons indéterminées, il a été procédé à la constitution de trois commissions qui traiteront respectivement du dossier des enseignants titulaires de licence, des questions restées en suspens ainsi  que de la réforme du système éducatif.
Cette rencontre se tient   dans un climat  tendu  marqué par des mesures anticonstitutionnelles prises tant par le ministre actuel que par son prédécesseur, de graves  régressions des acquis, des ponctions sur les salaires des grévistes, une offensive, sans précédent, sur les libertés syndicales et des interventions musclées des forces de l’ordre. Pire, la situation est marquée également par le gel du dialogue sectoriel, la volonté délibérée des ministères qui se sont succédé de ne pas mettre en œuvre les points en suspens de l’accord du 26 avril 2011 et le calvaire qu’endurent actuellement les enseignants titulaires de licences qui  s’élèvent contre la décision aberrante du ministère de ne pas les faire bénéficier de l’échelle 10, entre autres.
A rappeler que le Syndicat national de l’enseignement, affilié à la FDT, s’est penché lors de son dernier conseil national, tenu les 3 et 4 novembre,  sur les conditions nécessaires et indispensables pour une adhésion effective  du personnel de l’Enseignement afin que l’école publique retrouve  son rôle dans le développement national.
Inquiets de l’état actuel du secteur et  de l’échec  de la réforme, la FDT et la CDT  n’avaient cessé d’appeler à des Assises nationales sur l’éducation et la formation pour poser les jalons d’une réforme consensuelle et procéder à une  évaluation objective de la Charte nationale en vigueur, mais en vain. 
Pour engager une telle réforme, les deux centrales  soulignent qu’il est impératif de rompre avec toutes les approches politiques partielles, techniques et à caractère administratif et que la situation exige une bonne volonté politique de la part du ministère de l’Education nationale et la prise de décisions courageuses à même de réussir avec et aux côtés de l’ensemble des composantes, la réforme tant attendue.

Larbi Bouhamida
Mercredi 22 Janvier 2014

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1.Posté par plékhanov le 22/01/2014 12:32
La seule certitude dans ce ministère comme dans tout autre secteur, d'ailleurs,c'est l'absence de continuité,de coordination;ce qu'un ministre sortant avait commencé est invariablement repoussé en bloc par le nouveau .

Pour exemple de cette pagaille délibérément entretenue au ministère de l'éducation nationale,il n'y a qu'à voir le piétinement hallucinant dans les centre de formation des enseignants comme à Fès où personne jusqu'à présent ne sait ce qu'il faut faire:les encadreurs ne disposent d'aucun programme clair et suggèrent aux élèves-maîtres une auto-formation pour laquelle ils sont appelés à se débrouiller,l'administration n'est au courant de rien ;elle attend-quoi?-et les écoles refusent de recevoir les apprenants !Pire encore,les encadreurs ne veulent pas prendre les étudiants pendant la semaine destinée à la pratique ,le stage proprement dit.
Et quand on sait que les centres ont ouvert leurs portes il y a seulement moins d'un mois,on se demande de quelle formation on parle et comment ces apprenants passeront leurs examens de sortie. .

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