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Belle leçon de cinéma de Peter Lord à Meknès


Une sommité du cinéma d’animation international



Belle leçon de cinéma de Peter Lord à Meknès
C’est sans doute un des moments forts de la douzième édition du Festival international du cinéma d’animation de Meknès (Ficam) que tous les aficionados de l’animation n’auraient raté pour rien au monde.
Samedi après-midi, Peter Lord donnait une véritable leçon de cinéma face à un public nombreux venu écouter le grand maître de l’animation en volume au Théâtre de l’Institut français de Meknès. Un moment d’échanges d’une grande richesse, tant il est vrai que l’orateur a captivé du début jusqu’à la fin de son exposé un auditoire impressionné par la qualité de son travail et qui n’a cessé de l’applaudir.
Un moment de grande découverte aussi qui n’a pas échappé à l’assistance y compris aux tout petits très enthousiastes et réceptifs ce jour-là. Il faut dire que le sujet du jour avait tout pour séduire enfants, étudiants, adultes et professionnels.
En effet, cet après-midi-là, le réalisateur anglais animait une master class autour des coulisses de la création de son dernier long-métrage en stop motion intitulé : « Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout ».
Plus d’une heure durant, Peter Lord (qui est également copropriétaire et directeur de la création chez Aardman Animations) a partagé avec le public du festival les principaux procédés mis en œuvre pour passer du papier à l'écran. L’occasion pour l’assistance de mesurer la difficulté de la tâche, du scénarimage (story-board)  à la prévisualisation, en passant par l’enregistrement des voix. Images à l’appui, il a exposé chacune des étapes nécessaires à la création du film, un travail de longue haleine qui témoigne de l’étendue du travail que le grand public a rarement eu l’occasion de voir.  A ce propos, il explique : « C’est un long processus qui exige beaucoup de talent et autant de répétitions. Un seul personnage peut être fait trois fois de suite. Il nous a fallu 25 personnages pour représenter le capitaine et 250 formes de bouches pour chacun ».
Le réalisateur s’est également attardé sur la fabrication des modèles, de la conception des personnages aux marionnettes finales qui constituent la véritable marque de fabrique des Studios Aardman.
Malgré tout, « la chose la plus importante est l’atmosphère qui règne dans le studio », a lancé Peter Lord. Avant de répondre aux questions du public avec beaucoup d’humour.
Après Alexandre Petrov, les organisateurs du festival accueillent, cette année, une autre grande figure du cinéma d’animation pour un moment d’échanges. Il n’y a pas de doute que le choix porté sur Peter Lord a vraiment conquis le public du Ficam. Tant il est vrai qu’avec ce dernier, tout comme avec les autres réalisateurs présents à ce grand rendez-vous culturel, on en apprend vraiment des choses.
Rappelons que le Festival s’achève demain, mercredi 27 à Meknès, lors de la soirée au cours de laquelle sera dévoilé le palmarès de la 4ème compétition internationale du court-métrage d’animation.

Alain Bouithy
Mardi 26 Mars 2013

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