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Beckham met un terme à sa carrière

Pas d'étincelles sur le terrain, beaucoup de flashes en dehors




Beckham met un terme à sa carrière
L'annonce jeudi de la retraite de David Beckham vient mettre un terme à sa courte aventure avec le Paris SG, pour lequel il a été pendant quatre mois un incomparable ambassadeur, mais où il n'a pu faire mieux que jouer les utilités sur le plan sportif.
L'image était un peu cruelle mais elle résume le statut sportif de Beckham au PSG: dimanche dernier lors du match du sacre à Lyon, il est entré en jeu pour les deux dernières minutes, le temps de jouer deux corners à deux avec Ibrahimovic et de faire une touche, ratée.
Arrivé à Paris à court de forme le 31 janvier, Beckham (38 ans) n'a joué que 13 matches sous les couleurs du PSG, dont quatre seulement comme titulaire.
Avec encore deux journées de L1 à disputer, samedi contre Brest puis le 26 mai à Lorient pour la dernière journée, il peut encore faire progresser un peu ses statistiques mais il n'aura pas dissipé les doutes liés à son âge et à sa condition physique.
Quand il a joué, l'ancien joueur de Manchester United et du Real Madrid a montré que son pied droit restait un instrument de précision, mais le rythme a semblé trop élevé pour lui et le joueur placé à ses côtés au milieu de terrain devait souvent avaler une double dose de kilomètres. Sa prestation terne en quart de finale aller de la Ligue des champions contre le FC Barcelone a d'ailleurs constitué un tournant dans l'esprit de Carlo Ancelotti, qui ne l'a ensuite utilisé qu'à dose homéopathique.

Rôle d'ambassadeur

Entretemps, après un match plutôt réussi de l'Anglais en Coupe de France contre Marseille, Leonardo avait pourtant manié l'ironie devant les journalistes réunis en zone mixte.
"Beckham, on l'a pris seulement pour faire des photos, pour faire des conférences de presse, pour vendre des maillots. C'est vous qui ne le connaissiez pas. Moi, je le connaissais", avait-il dit.
Mais le rôle de Beckham est bien resté ambigu tout au long de son court séjour parisien, entamé par une spectaculaire conférence de presse où il annonçait que son salaire serait reversé à des associations caritatives.
Son premier entraînement au Camp des Loges restera lui dans l'histoire comme la première séance accessible uniquement sur accréditation et avait attiré des médias du monde entier.
Finalement, c'est probablement dans ce rôle d'ambassadeur de la "marque" PSG que l'Anglais a apporté sa plus grande contribution.
A ce titre, sa rocambolesque tournée de cinq jours fin mars en Chine illustre le grand écart auquel était constamment soumis l'Anglais: injustifiable sur le plan sportif, elle avait offert au club parisien une visibilité unique sur un continent où "Becks" est toujours une idole.
"Un guide dans le vestiaire"
L'impact de Beckham en termes de marketing est pour l'heure difficile à chiffrer mais les dirigeants parisiens avaient en tout cas fait part de leur souhait de le voir continuer avec le PSG.
"C'est un guide dans le vestiaire, c'est un privilège de l'avoir avec nous. On va essayer de continuer avec lui", avait ainsi dit Leonardo le 14 avril.
"Je suis triste de cette décision, j'aurais adoré le voir jouer une année supplémentaire sous les couleurs du Paris Saint-Germain", a déclaré le président du PSG, Nasser al-Khelaïfi, dans un communiqué sur le site du club.
"Nous discutons actuellement des possibilités de continuer à travailler ensemble au Paris Saint-Germain", a-t-il ajouté.
Quelques jours plus tôt, le président parisien avait été encore plus élogieux. "Il est fantastique, sur le terrain comme en dehors. Parfois, on peut faire de mauvais choix. Mais recruter David a été l'une de mes meilleures décisions. En tant qu'homme, joueur, ambassadeur, il est exceptionnel. Il crée quelque chose dans ce groupe. Tout le monde l'adore", avait-il dit dans L'Equipe.
Tous ces compliments n'ont pas suffi. A 38 ans, Beckham a décidé de passer à autre chose.


Plus qu’un footballeur, une marque

David Beckham, un pied droit magique et des centres millimétrés, des tatouages et des coupes de cheveux épiés par les paparazzis: officiellement retraité, à 38 ans, après une +pige+ de cinq mois au Paris SG, le "Spice Boy" était devenu une marque, plus qu'un footballeur.
Un carton rouge, une seule passe décisive, aucun but: l'ancien N.7 de Manchester United ne laissera pas une trace indélébile dans la mémoire des supporteurs parisiens, qui pourront le voir fouler une dernière fois la pelouse du Parc des Princes samedi, contre Brest.
Le gamin de Leytonstone, dans l'est de Londres, aurait pu rester à Tottenham, son premier club. Mais à 14 ans, il signe pour Manchester United, dont ses parents sont supporteurs.
Premier match pro avec "Man U" à 17 ans, contre Brighton, en 1992. Première titularisation sous le maillot des "Red Devils" en 1995, contre Leeds, et premier but. La légende est en marche.
Huit ans et 84 buts plus tard, en 2003, "Becks" quitte MU. Le divorce est alors consommé avec son mentor, Alex Ferguson: après une défaite à domicile, le manager écossais avait shooté de colère dans une chaussure, les crampons venant blesser son joueur vedette à l'arcade sourcilière.
"Il n'avait jamais posé de problèmes jusqu'à ce qu'il se marie. (...) Le football n'est plus qu'une petite partie de sa vie", affirmera en 2007 Sir Alex, amer. Coïncidence: Alex Ferguson, qui dirigera dimanche son 1500e et dernier match à la tête de ManU, vient lui aussi d'annoncer son départ à la retraite. De fait, lors de son départ aux "Galactiques" du Real Madrid, pour 35 millions d'euros, troquant au passage son N.7 pour le 23, en référence au basketteur Michael Jordan, "Becks" a changé de planète: star du ballon rond, mannequin occasionnel, il est une tête de gondole de luxe aux contrats publicitaires mirifiques. Depuis son mariage avec Victoria Adams, une des Spice Girls, il a basculé dans le show business.

Un million de maillots

Selon une étude du magazine L'Expansion en décembre 2011, sa fortune est alors estimée à 200 millions d'euros. Grâce notamment aux produits dérivés: durant ses quatre ans sous les couleurs "merengue" de Madrid, un million de maillots floqués Beckham auraient été vendus, surtout en Asie.
Le moindre de ses faits et gestes est épié. Ses multiples tatouages --le portrait de sa femme sur un bras, les prénoms de ses trois fils, Romeo, Brooklyn et Cruz, dans le dos, et celui de sa fille, Harper, sur une omoplate-- sont exhibés dans la presse people. Il donne même son nom à un film, "Joue la comme Beckham", en 2002.
Mais le CV de Beckham côté pelouse ne grossit pas autant que ses comptes en banque. En quittant Man U, il a une Ligue des champions (1999), avec deux passes décisives sur les deux buts de la finale contre le Bayern Munich, six titres de champion d'Angleterre et deux Coupes d'Angleterre. Les trophées vont continuer à garnir sa collection, mais à un rythme moins soutenu. Avec Madrid, il ne gagne qu'une Liga, en 2007, pour 20 buts au total, et sous les couleurs du Los Angeles Galaxy, où il débarque à l'été 2007, il lui faut attendre cinq saisons (pour 4,8 millions d'euros annuels) pour devenir enfin champion MLS. Une couronne qu'il coiffera une seconde fois en décembre 2012, avant de quitter la Californie pour Paris.

Intermittent de luxe

Devenu un intermittent du spectacle de luxe, avec deux "piges" de six mois sous les couleurs des "rossoneri" du Milan AC, en 2009 et 2010, Beckham est désormais oublié par l'équipe d'Angleterre, dont il a porté les couleurs à 115 reprises (17 buts). 10 sélections de moins que le mythique gardien Peter Shilton, mais devant les deux "Bobby", Moore (108) et Charlton (106).
Il est même oublié de la sélection britannique pour les JO 2012, alors qu'il avait pourtant payé de sa personne pour que Londres obtienne ces Jeux en 2005.
Sa carrière internationale compte certes ce coup-franc à la 93e minute à Wembley, le 6 octobre 2001, qui qualifie l'Angleterre pour le Mondial aux dépens de la Grèce. Mais il y a aussi eu des ratés: carton rouge lors du Mondial 1998, et élimination en 8e face à l'Argentine ; un penalty et un tir au but raté lors de l'Euro 2004, pour une sortie en quart de finale.
Sur les terrains, Beckham n'a jamais été un "serial buteur", mais deux images resteront: son but de 50 m contre Wimbledon en 1996 et celui de 70 m contre Kansas City en 2008.
"Il ne sait pas tirer avec son pied gauche, il ne sait pas faire de tête, il ne sait pas tacler et il ne marque pas beaucoup de buts. A part ça, il est très bien", avait ironisé George Best, l'ex-star de ManU.

La presse britannique salue le parcours de la star

La presse britannique, qui a connu des relations parfois houleuses avec David Beckham, a rendu vendredi un hommage unanime à l"incroyable" carrière de sa superstar du foot et "vrai héros britannique", après l'annonce de sa retraite prochaine.
"Merci, David", lance en Une le quotidien populaire The Sun, qui n'a pourtant jamais ménagé ses critiques contre l'ancien international. Comme le reste des journaux britanniques, le tabloïd avait notamment critiqué Beckham après l'élimination de l'Angleterre face à l'Argentine lors de la Coupe du monde 1998: le joueur vedette avait reçu un carton rouge, et son expulsion avait de l'avis général largement contribué à la défaite de son équipe.
Vendredi, The Sun a préféré publier une photo de son célèbre coup franc contre la Grèce qui avait qualifié in extremis l'équipe d'Angleterre pour la Coupe du monde 2002, et marqué le début de son retour en grâce.
Le plus fort tirage de la presse britannique lui consacre un supplément spécial de 12 pages ainsi qu'un éditorial le qualifiant de "vrai héros britannique".
"Un gars issu d'une famille ordinaire devenu une superstar", rappelle le tabloïd. "L'incarnation d'un idéal: en travaillant dur et en étant honnête, les rêves peuvent vraiment se réaliser".
"Sa déclaration annonçant sa retraite hier a été toute simple, comme à son habitude, il a dit qu'il a eu la chance d'avoir une carrière aussi prestigieuse. En fait David, c'est nous qui avons de la chance. Parce que tu as fait notre fierté".
Le Guardian revient lui aussi sur le parcours hors-norme et l'impressionnant palmarès du joueur de 38 ans devenu une star sur et en dehors des terrains. "D'une figure haïe... au statut de star qui a longtemps transcendé son sport, l'odyssée planétaire de David Beckham a fait de lui l'une des célébrités les plus reconnaissables, les plus sur-analysées et les mieux payées de notre époque", écrit Owen Gibson.
Le Daily Telegraph estime quant à lui que Beckham, icône du foot mais aussi de la publicité et du show-biz, "n'était pas n'importe quel joueur de football". "Il était l'incarnation, pour le meilleur et pour le pire, du football moderne".
"Avec son beau visage sur les panneaux d'affichage et son nom encore sur toutes les lèvres, la retraite de Beckham ne saurait rimer avec pipe et charentaises", prédit le quotidien.
Beckham met un terme à sa carrière

AFP
Samedi 18 Mai 2013

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1.Posté par Louie le 28/10/2013 06:31
C'est un joueur légendaire dans le maillot de son équipe J'ai plusieurs collection

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