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Bayt Al Hikma lance le débat sur la liberté de conscience

L’ONG a présenté son mémorandum à la presse à Casablanca




Bayt Al Hikma a présenté, lors d’un point de presse tenu ce jeudi à Casablanca, son mémorandum sur la liberté de conscience, et ce en présence du président de cette ONG, Abdelfettah Bennani, de son secrétaire général, Abdelmoutalib Oumeir, de Hanane Rihab qui a piloté ce projet, d’Oussimouh Lahcen qui en a été le rapporteur, et des représentants de l’ambassade canadienne qui soutient ce projet.
Ce document a appelé les partis politiques, les centrales syndicales, les oulémas, les intellectuels, les associations de la société civile, le gouvernement, l’institution parlementaire et le Conseil national des droits de l’Homme à ouvrir un débat sociétal sur la liberté de conscience, à la révision du Code pénal et notamment de ses articles 222 et 220, du Code de la famille et de la loi relative à la nationalité dans l’objectif de garantir la liberté de conscience des individus et des collectivités.
Appel a été également lancé pour la pénalisation des discours takfiristes, pour la révision de la Constitution en vue d’y inclure explicitement la liberté de conscience, et ce à l’instar de ce qui existe dans d’autres pays africains et arabes comme la Tunisie qui a inscrit ce principe dans sa nouvelle Constitution dont l’article 6 dispose que «l’Etat est gardien de la religion. Il garantit la liberté de croyance, de conscience et le libre exercice des cultes ».
En outre, le document de Bayt Al Hikma insiste sur la nécessité de revoir de fond en comble le système éducatif et le contenu des programmes et manuels d’enseignement notamment en matière d’éducation religieuse.
Cette révision apportera, selon Bayt Al Hikma, « une réponse à une nécessité sociétale, culturelle et civilisationnelle et à la construction d’un Maroc pluriel, différent, solidaire et uni ».
Dans ce sens, le mémorandum a salué l’initiative prise récemment par S.M le Roi Mohammed VI qui a donné ses Hautes instructions aux ministres de l’Education nationale et des Habous et des Affaires islamiques pour qu’ils procèdent à la révision des programmes scolaires en vue de les expurger de tout discours haineux ou raciste.
Au début de cette conférence de presse, Hanane Rihab a expliqué que ce document est le fruit d’un débat organisé par Bayt Al Hikma dans plusieurs villes marocaines (Casablanca, Al Hoceima, Rabat …) en présence de nombreux penseurs et intellectuels dont le salafiste Abou Hafs, le militant amazigh Ahmed Assid, et l’intellectuel tunisien Abdellatif Hannachi.
Elle a affirmé que ce mémorandum sera remis à tous les acteurs de la société politique et civile marocaine en vue d’ouvrir un débat serein sur ce principe de droit, mais elle a aussi reconnu que « notre plaidoyer ne sera pas facile ».  Une opinion qui a été également partagée par Abdelmoutalib Oumeir.
« Peut-être qu’on ne réussira pas à imposer ce principe », a-t-il affirmé en expliquant cela par le fait qu’au final, tout dépendra de la logique de la lutte politique et du jeu des équilibres politiques dans la société. Il a, dans ce sens, reconnu que la logique des politiques est diamétralement différente de celle du militant des droits de l’Homme. Mais en dépit de tous ces obstacles, les militants de Bayt Al Hikma ne comptent pas baisser pavillon ou renoncer à mener ce combat jusqu’à la fin.
 

T. Mourad
Samedi 20 Février 2016

Lu 3261 fois


1.Posté par Marwan le 19/02/2016 18:35
Pourquoi les membres de l'embassade canadienne font de l'ingérence dans les affaires marocaines .Le soutien canadien n'est pas qu'une prise de position, ils l'est probablement aussi sous forme financière. Est ce que nous leur donnons des conseils sur les valeures auxquels ils doivent adhérer?Cette ingérence porte directement atteinte à l'indentité musulmane du Maroc. Comme si le Maroc pratiquait un islam radical. Modifier le code de la famille et de la nationalité, en supriment tout réference à l'islam , comme ça nous n'aurons officellement plus rien de musulman. Voilà de quoi ravir les évangélistes qui viennent en nombre dans les pays musulmans et notamment au Maroc, Toute la société marocaine est musulmane et croyante et les athées sont une infime proportion . Alors pourquoi devrions nous changer nos lois faisant rérence à l'islam? C'est comme si on nous demandait de nous couper un bras parce que ca ne plait pas à d'autres. Pourquoi créer un problème là ou il n'y en pas? Israêl se définit comme un pays démocrate et juif et bon nombre de ses lois font réference à la religion dont le code de la nationalité et personne ne leur cherche des poux dans la tête par rapport à ça! En Irlande et au Brésil , pays démocratiques, nul n'en doute, l'avortement est interdis à de rares exeptions strictement encadrés et personne ne leur cherche de poux dans la tête. Le Maroc est tolérant alors certaines ONG avec l'appuie de soutiens étrangers le pousse à être le moins musulmans possible . Il est quand même assez surprenant que ce soit dans l'un des pays musulmans les plus modérés ou l'on mette autant d'effort pour éliminer toute réference officiel à l'islam. Dans un pays musulman de rite malékite, c'est à la majorité croyante de se plier à la volonté d'une infime minorité qui voit l'islam comme un problème? A l'étranger, on somme aux musulmans de respecter la laîcité et les valeures de leurs pays et bien souvent avec zel alors même qu'en pays musulman certains voudraient qu' on rennonce à toute reconnaissance officielle de nôtre identité musulmane et donc à une composante essentielle de nos valeures.! Mes propos sont pertinents et à aucun moment haineux ou diffamatoire !

2.Posté par Behri Abdelaaziz le 19/02/2016 19:11
Le soutien vient toujours de l'Etranger pour nous forcer la main, alors que les minorités canadiennes, américaines ou européennes sont abandonnées à leur sort par leurs gouvernements et nul n'a le droit de s'immiscer dans leurs affaires internes. Et vous proposeriez de les aider qu'elles vous enverraient chier! Au lieu de chercher à vivre dans un monde libre, d'aucuns préfèrent l'asservissement à l'Occident.

3.Posté par Racal milgo le 20/02/2016 07:50 (depuis mobile)
Je salue cette initiative qui a tout le moins ouvrira le débat sur la liberté de conscience à un niveau plus élargi:presse écrite et Télévisuelle . De sorte qu''il serait possible d''en débattre aussi dans le milieu scolaire, universitaire

4.Posté par Cenny le 21/02/2016 22:51
Je salue l'initiative qui prône le dialogue et le débat sur la liberté de conscience. Comme la plupart des intellectuels, j'attends beaucoup de Bayt Al Hikma, afin d'apporter la lumière nécessaire à l’épanouissement de la société marocaine.

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