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Barak Obama : Parachever une relance économique qu'il reconnaît "incomplète"




Barak Obama : Parachever une relance économique qu'il reconnaît "incomplète"
En clôture d'une campagne présidentielle, qui aura été marquée par des attaques au vitriol ajoutant à une polarisation exacerbée du paysage politique aux Etats-Unis, le Président US Barack Obama sollicite de ses concitoyens un deuxième mandat de quatre ans, en appelant à leur sens de discernement, car, insiste-t-il, il s'agit aujourd’hui, jour du scrutin présidentiel, "de choisir entre deux visions de l'Amérique que tout oppose".
"Il y a quatre ans, nous étions embourbés dans deux guerres et notre pays croulait sous l'effet de sa pire crise économique, jamais égalée depuis la Grande Dépression, mais ensemble nous avons été en mesure de nous en sortir", souligne le Président sortant lors de ses discours prononcés ce weekend dans les Etats indécis, rappelant que "la guerre en Irak est terminée, Oussama Ben Laden éliminé et que l'économie américaine a créé pas moins de cinq millions et demi d'emplois", depuis son investiture en janvier 2009.
"Quand tout sera dit et fait, vous serez en face de deux choix diamétralement opposés, tel que cela n'a plus été le cas depuis une génération", faisait-il remarquer lors du discours d'acceptation officielle de sa ré-investiture, en septembre dernier à Charlotte, expliquant que de "grandes décisions seront prises à Washington au sujet de questions aussi vitales que l'emploi, l'économie, les impôts et les déficits, mais aussi l'énergie et l'éducation, la guerre et la paix".
De telles décisions, ajoute-t-il, auront "un grand impact sur la vie de nos enfants pour les décennies à venir (...) d'autant plus que le choix à opérer va au-delà de la décision de départager deux candidats, ou encore deux partis politiques, car il s'agira de se prononcer au sujet de deux conceptions fondamentalement différentes de l'Amérique".
"Je n'ai pas la prétention d'affirmer que la voie que je propose est la plus rapide et la plus facile", fait observer Obama, notant lors de ses différentes sorties électorales, qu'il n'a pas été élu pour "dorer la pilule" au peuple américain, mais bien pour le confronter avec la vérité. "Et la vérité est que le pays aura besoin de quelques années supplémentaires afin de faire face aux défis qui se sont accumulés tout au long de ces dernières décennies", a martelé le Présidant sortant.
La voie du salut, a-t-il répété à l'envi, "exige de fédérer les efforts et les synergies, dans un contexte marqué par le partage des responsabilités et l'implémentation de politiques audacieuses et avisées comme celles qu'avait mis en oeuvre le Président Franklin Roosevelt pour sortir l'Amérique de l'unique crise qui soit plus grave que celle que nous vivons aujourd'hui".
A défaut de renouer avec la ferveur populaire, qui l'avait porté au pinacle il y a quatre ans, Obama s'est évertué lors de cette campagne électorale à convaincre les Américains de la nécessité de renouveler son bail à la Maison Blanche, dans le but de parachever une relance économique qu'il juge lui-même "incomplète", avec en toile de fond un taux de chômage caracolant à 7,9 % et un déficit budgétaire ayant franchi la barre des 16 trillions de dollars.
Après avoir marqué l'histoire en se faisant élire, en 2008, premier Président noir des Etats-Unis, Barack Obama devra encore une fois faire mentir les statistiques, selon lesquelles aucun président sortant n'a réussi à rempiler pour un deuxième mandat avec un taux de chômage supérieur à 7,2%, rappellent les historiens à Washington.
Il n'en reste pas moins qu'au moment où son rival républicain, Mitt Romney, semblait bénéficier d'un certain vent en poupe, l'ouragan Sandy, qui a frappé la côte-est des Etats-Unis, a donné à Obama l'opportunité de "prendre de la hauteur" et troquer son habit de candidat pour celui de Président et de Commandant en chef pour être en phase avec les efforts de secours devant une Amérique qui scrute ses faits et gestes.
La fonction présidentielle offre, dans ces cas, une visibilité dont ne dispose pas son rival et une couverture médiatique qui lui assure une présence dans le cycle actuel des informations étalé sur les 24/7. Un tel avantage a toute son importance dans le cas d'une élection présidentielle serrée, comme c'est le cas de l'actuelle.
Il n'en demeure pas moins que les tout derniers sondages donnent, en effet, les deux candidats à égalité statistique à tel point que les observateurs évoquent la possibilité pour le vainqueur de gagner une majorité de voix au collège électoral et perdre le vote populaire comme ce fut le cas en 2000.
Pour Obama, il s'agira de conjurer le syndrome Jimmy Carter, dernier Président démocrate à avoir été au pouvoir pour un seul mandat, et pour Romney cheminer sur les traces de Ronald Reagan, dont la victoire en 1980 a été consécutive à une embellie dans les études d'opinion, le dernier week-end précédant le jour du scrutin.

Libé
Mardi 6 Novembre 2012

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