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Bannir l’approche charitable vis-à-vis des handicapés




Bannir l’approche charitable vis-à-vis des handicapés
Le regard posé sur les personnes en situation de handicap (PSH) doit impérativement changer. L‘adoption de nouvelles approches conceptuelles transversales, juridiques et inclusives pour cette catégorie de personnes s’impose désormais et le rôle que doivent remplir les médias dans ces différents chantiers s’avère d’un grand intérêt pour l’amélioration de la visibilité de la cause de handicap, a affirmé, l’experte de l’OMS sur le handicap, Nejla El Khadiri, lors d’un atelier de formation consacré aux journalistes.
Initiée par le Collectif pour la promotion des personnes en situation de handicap, cette formation s’inscrit dans le cadre d’un projet global intitulé “Leadership and empowerment for action in disability” (LEAD) financé par la Middle east partnership Initiative (MEPI) et mis en œuvre conjointement au Maroc, en Algérie et en Tunisie.
Dans une déclaration à la MAP en marge de cette rencontre, la militante et bénévole Nejla El Khadiri, a d’emblée affirmé, sur un ton véhément que “le handicap n’est pas une maladie, un état figé, mais provient de situations qui prennent en compte le contexte dans lequel la personne évolue”. “Les approches en matière de handicap sont déterminantes pour voir et se représenter la personne handicapée et également pour proposer des solutions en fonction de comment on se la représente”, a insisté Mme El Khadiri, qui a cumulé plusieurs expériences sur le terrain à travers le monde
“Des méthodes intéressantes ont vu le jour et qui prennent en considération la fois des facteurs personnels, environnementaux, politiques, juridiques et culturels pour faire évoluer la situation des handicapés et rendre meilleur leur quotidien, qu’il s’agisse de leur scolarité, leur soin et tout simplement leur insertion réelle et effective dans la société et leur participation à la chose politique”, a renchéri cette militante.
L’experte a, dans ce cadre, appelé à bannir cette approche “charitable” qui consiste à prendre “en pitié la personne handicapée parce qu’on estime qu’elle ne peut s’occuper d’elle-même”.
La militante remonte jusqu’au 18 et 19ème siècles, l’âge d’industrialisation, où l’ouvrier accidenté obtient réparation par une production et à la 2ème seconde Guerre mondiale où “la compensation était un appareil orthopédique”, en passant par la classification internationale des maladies (CIM) par l’Organisation mondiale de la santé et le modèle médical “pur” qui se focalise sur la cause, la maladie et la guérison.
Elle a présenté ensuite les premiers modèles de certains sociologues qui parlaient de déficience (anomalie-maladie chronique par opposition à maladie) et d’intégration sociale par la réadaptation, ainsi que l’approche du Dr Philip Wood qui a élaboré, à la demande de l’OMS, un supplément à la C.I.M qui constitue un schéma des conséquences de la maladie. 

Mardi 15 Avril 2014

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