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Bank Al-Maghrib s’emmêle les pinceaux

En l’espace de deux jours, l’Institut d’émission avance deux chiffres différents relatifs au stock de devises




Bank Al-Maghrib s’emmêle les pinceaux
De combien de jours d’importations le Maroc bénéficie-t-il en réalité? Bank Al-Maghrib (BAM) à elle seule donne deux chiffres différents, 4 mois et 2 jours à fin mars et 3 mois et 29 jours durant la même période alors que le Haut-commissariat au plan prévoit que ce stock devrait représenter 2,5 mois d’importations en biens et services. Qui croire?
L’Institut d’émission affirme dans sa revue mensuelle de conjoncture qu’à fin mars, «les avoirs extérieurs ont accusé une baisse de 11,8%», en ajoutant par ailleurs, que «les chiffres les plus récents, datant du 2 mai 2013, indiquent que les avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib se sont établis à 137,6 milliards de dirhams, au lieu des 144,7 cités en haut, en repli de 8% d’une année à l’autre».
Une confusion qui met en cause la crédibilité des statistiques publiées par la plus haute autorité financière du Royaume. Surtout lorsqu’on sait que rien n’a changé dans l’équation économique pour qu’il y ait de telles améliorations.
Rappelons dans ce sens que le Haut commissaire au plan, Ahmed Lahlimi, avait expliqué, en février dernier, en marge d’un point de presse organisé pour présenter «la situation de l’économie nationale en 2012 et les perspectives de 2013»,  que les avoirs extérieurs nets représenteraient 2,5 mois en 2013.
Dans son analyse, M. Lahlimi avait expliqué que «compte tenu d’un taux d’investissement brut prévu à 34,5% du PIB en 2013, le compte épargne-investissement se solderait par un besoin de financement de l’ordre de 9% du PIB». Et que dans cet état de choses,  le «financement de ce déficit, dans l’hypothèse retenue d’une augmentation de 3% des IDE et avec l’objectif de maintien de taux d’endettement public direct à 60% du PIB, devrait être, dès lors, assuré par le recours aux stocks des réserves en devises». Et de conclure que pour cette circonstance, «les avoirs extérieurs nets représenteraient 2,5 mois d’importations en biens et services (en 2013) au lieu de 4 mois en 2012 et 5,1 mois en 2011», selon M. Lahlimi.
Il est à signaler que ce n’est pas la première fois qu’on constate  de telles confusions entre les établissements et institutions financières et économiques nationaux. La dernière en date concerne le déficit budgétaire dont le Trésorier du Royaume avançait un chiffre et l’Argentier du Royaume en donnait un autre.
D’après la Trésorerie générale du Royaume, le déficit budgétaire enregistré se serait établi à 22,9 MMDH à fin mars 2013 alors que le ministère de l’Economie et des Finances avait affirmé, dans un communiqué sur la situation des charges des ressources du Trésor durant le premier trimestre, que les résultats préliminaires d’exécution de la loi de Finances 2013 à fin mars 2013 font ressortir un déficit budgétaire de 17,5 MMDH.

Mohammed Taleb
Mardi 14 Mai 2013

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