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Bank Al-Maghrib : R.A.S

Jouahri s’est abstenu de parler de l’impact de l’indexation sur la demande intérieure et a minimisé ses effets sur les prix




Bank Al-Maghrib : R.A.S

Lors de sa réunion trimestrielle mardi à Rabat, le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de maintenir inchangé son taux directeur à 3 %. Ceci «dans un contexte caractérisé par une prévision centrale de l’inflation qui demeure en ligne avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, et une balance des risques légèrement orientée à la hausse», a expliqué le gouverneur de la banque centrale, Abdellatif Jouahri, qui s’exprimait  lors d'une conférence de presse tenue à l’occasion. Il a ainsi estimé que les prévisions restent globalement en ligne avec l’objectif principal de la Banque centrale, à savoir la stabilité des prix à moyen terme.
En ce qui concerne les autres variables et agrégats de l’économie nationale, le conseil n’a pas apporté de changements notables. Au niveau national, impactée par la persistance de l’atonie de la demande étrangère et l’affaiblissement de la demande intérieure, la croissance non agricole a enregistré un net ralentissement au premier trimestre 2013 à 1,9%, après 4,1% au quatrième trimestre 2012. A l’inverse, la valeur ajoutée (VA) des activités agricoles a enregistré une progression de 17,7%, portant la croissance économique à 3,8%, après 2,3% au quatrième trimestre 2012. Pour l’ensemble de l’année 2013, la VA agricole «va aller au-delà de 20%» a précisé M. le wali. C’est ce qui a amené son conseil à envisager que la hausse du PIB devrait s’établir entre 4,5% et 5%.
Sur le marché de l’emploi, les données relatives au deuxième trimestre 2013 font état, selon lui, d’une aggravation du chômage à 8,8% contre 8,1% au même trimestre de 2012, avec une légère augmentation du taux d’activité de 0,2 point à 49,2%.
Sur le plan des finances publiques, les données arrêtées à fin août 2013 montrent une progression de 0,4% des recettes ordinaires, recouvrant une augmentation de 18,5% des rentrées non fiscales et une baisse de 1,6% des recettes fiscales. En parallèle, les dépenses globales ont enregistré une hausse de 1,2%, malgré le repli de 19% des charges de compensation.
En conséquence, le déficit budgétaire s’est établi à 39,4 milliards de DH contre 34,2 milliards un an auparavant. Si une telle tendance se maintient, ce déficit devrait ressortir autour de 5,5% du PIB à fin décembre 2013. Le gouvernement devrait ainsi  être en mesure de tenir son engagement d'une réduction du déficit à 5,5% du PIB à fin 2013, contre 7,3% l'an dernier, a affirmé le gouverneur de la Banque centrale.
S’agissant des comptes extérieurs, les données disponibles à fin août montrent une baisse de 2,4% des importations et de 1,5% des exportations.  Le déficit commercial s’est atténué, par conséquent, de 3,1% par rapport à la même période de l’année précédente. Parallèlement, les recettes voyages ont augmenté de 2,1%, les transferts des MRE de 1% alors que les recettes au titre des investissements directs étrangers ont atteint 26,6 milliards de DH, en amélioration de 22% par rapport à la même période de 2012.
Bénéficiant, selon M. le gouverneur, de la hausse d’une hausse d’environ 62% des exportations automobiles à fin août et d’une baisse des importations au titre des produits énergétiques, le déficit commercial devrait s’établir à 8% en 2013.
Pour ce qui est de la sphère monétaire, BAM indique  une absence de pressions inflationnistes, avec un écart monétaire à un niveau négatif. Le rythme de progression annuel de la masse monétaire (l’agrégat M3) s’est situé à 6,5% en août, et celui du crédit bancaire s’est établi à 2,6%. «A fin août nous avons constaté une reprise de M3, mais le crédit continue de décélérer, nous restons aussi bien du côté offre que du côté demande, autour de 4% sur l’ensemble de l’année», a expliqué Jouahri.
Interrogé sur l’impact de l’indexation partielle des prix de certains produits pétroliers sur la demande intérieure, Jouahri a éludé la question en  précisant que la Banque centrale n’a pas étudié son impact sur la demande intérieure. Rappelons que cette dernière constitue le principal moteur de croissance au Maroc. Pourtant, il a conforté la  décision du gouvernement de mettre en œuvre ce système d'indexation qui permettra, selon lui, d'économiser jusqu'à 1,6 milliard de dirhams (MMDH) cette année et 7 MMDH l'an prochain (dans le cas d'un baril de brut à 120 dollars). Quant à son impact sur l'inflation, qui devrait atteindre 2,2%  en 2013 selon lui, il l’a estimé à 0,2% sur l'inflation en 2013 si le prix du pétrole à l'international se situe à 105 dollars, comme prévu dans la loi de Finances 2013, alors qu'à 110 et à 120 dollars l'impact serait respectivement de 0,4% et de 0,7%.
«Même si on intègre cette indexation, l'inflation restera, par rapport aux objectifs de stabilité assignés par la Banque centrale, dans les limites acceptables», a-t-il rassuré.

Mohammed Taleb
Jeudi 26 Septembre 2013

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