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Ban Ki-moon reconnaît l’urgence d’une solution au conflit du Sahara


Les camps du Polisario, terreau fertile pour le recrutement de terroristes



Ban Ki-moon reconnaît l’urgence d’une solution au conflit du Sahara
Alors que demain jeudi se tiendra à New York au siège de l’ONU, la réunion des pays contributeurs de troupes sur la Minurso,  le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a, dans un rapport remis lundi au Conseil de sécurité, relevé que «le conflit malien pourrait déborder au Sahara»,  d’où «l’urgence d’une résolution de peur des retombées du conflit au Sahel au Nord du Mali».
Probablement influencé en cela par son envoyé spécial pour le Sahara, Christopher Ross, qui « estime que la situation sécuritaire actuelle au Sahel rend plus que jamais "urgente" la nécessité de trouver une solution au Sahara, le secrétaire général de l'ONU souligne que «la montée de l'instabilité et de l'insécurité au sein et autour du Sahel requiert une solution urgente de ce conflit qui dure depuis longtemps». Ban Ki-moon a poursuivi dans son rapport  que "tous les gouvernements consultés se sont vivement inquiétés du risque de débordement du conflit malien dans les pays voisins et craignent qu'il ne contribue à radicaliser les camps de réfugiés". Il a même averti d’un risque d'"infiltrations terroristes".
En effet, parmi tous les jihadistes de la région qui ont afflué vers le Nord du Mali dans la perspective d’une guerre, se trouvaient beaucoup de jeunes venus des camps du Polisario.
Mohamed Abdelaziz  et les autorités d'Alger ont, de tous temps, nié le fait. Malheureusement, l'existence voulue ou non dans les camps de salafistes (Salafiya  Jihadiya et Ansar el-Charia) était indéniable et n’échappait à personne. Les principales mosquées des camps de Smara, Aousserd et Laâyoune tout en se faisant l’écho du salafisme se faisaient d’ailleurs le devoir d’embrigader et de former les jeunes au jihadisme.
Les émirs d’AQMI y trouvaient naturellement matière au meilleur recrutement possible et ce, avec la bénédiction du Polisario, dérives mafieuses (enlèvements, trafic de drogues, droit de passages aux trabendistes etc.) y attestant. Il n’est pas une affaire dans la région où l’implication de cadres du Polisario et pour la plupart très proches des dirigeants, ne soit avérée. A preuve, en octobre 2011 deux humanitaires espagnols et une Italienne étaient enlevés sous les fenêtres même des locaux abritant la présidence du Polisario et n’étaient libérés que neuf mois plus tard.
D’un autre côté, une étude de l’institut américain  de défense et sécurité « RUFUS » a indiqué que la situation d’insécurité aux frontières orientales et méridionales de l’Algérie qui loge le Polisario lui a coûté plus de deux milliards de dollars nonobstant les dépenses d’armement et d’équipement de l’armée. Une manne qu’elle a dépensée pour sanctuariser son territoire afin de ne pas avoir à assumer les dommages collatéraux de cette présence.

Mohamed Jaouad Kanabi
Mercredi 10 Avril 2013

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