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Bahrein: reprise du dialogue national entre le gouvernement et l’opposition chiite




Bahrein: reprise du dialogue national entre le gouvernement et l’opposition chiite
Le dialogue national reprend dimanche à Bahreïn dans une atmosphère de méfiance réciproque entre le gouvernement et l'opposition chiite, à l'approche du deuxième anniversaire du soulèvement maté par la force dans ce petit royaume du Golfe.
Si les partis d'opposition se sont déclarés prêts dans le principe à reprendre le dialogue, ils exigent au préalable un accord sur l'agenda des discussions qui doivent grouper 27 délégués représentant notamment l'opposition, les groupes politiques sunnites soutenant le pouvoir, et le gouvernement.
La tenue du dialogue intervient alors que l'opposition qui réclame l'instauration d'une monarchie constitutionnelle mobilise depuis plusieurs jours ses partisans, organisant des manifestations quotidiennes devant culminer avec le deuxième anniversaire du soulèvement du 14 février 2011.
"Les groupes de l'opposition sont les seuls à ne pas avoir présenté la liste de leurs représentants jusqu'à présent", a déclaré à l'AFP la ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Samira Rajab.
Elle a accusé les opposants "d'atermoyer", assurant que le gouvernement avait répondu "très clairement" à leurs demandes d'éclaircissement et affirmant que l'opposition est "liée à un agenda étranger".
Les autorités accusent l'Iran de soutenir l'opposition, ce que cette dernière dément, affirmant que le soulèvement de 2011 a été déclenché dans le sillage du "Printemps arabe".
"Nous sommes prêts à un dialogue sérieux susceptible de faire sortir le pays de la crise, mais pas à un dialogue visant à faire perdre le temps", rétorque Khalil Marzouq, responsable de la puissante formation chiite Al-Wefaq, qui dirige l'opposition.
"Nous voulons un agenda déterminé et des mécanismes différents de ceux régissant le dialogue précédent, qui avait échoué", souligne-t-il.
L'opposition s'était retirée en juillet 2011 d'une première session du dialogue national deux semaines après son lancement, en affirmant qu'elle était "sous-représentée et marginalisée".
L'opposition veut notamment que les résultats du dialogue soient soumis cette fois à un référendum populaire, et non soumis au roi Hamad ben Issa Al Khalifa comme lors de la dernière session de pourparlers.

Libé
Samedi 9 Février 2013

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