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Bac : L’inaccessible porte d’accès aux études supérieures




Le compte à rebours a commencé. Quelques jours seulement séparent nos jeunes élèves des épreuves de passage d’un statut à un autre : obtenir son bac et accéder à l’université.
Douze ans d’études et de préparation pour passer dans de bonnes conditions les épreuves du bac prévues  les 7,8 et 9   juin.
Après avoir accumulé  deux expériences similaires, à savoir les examens  de passage du primaire au secondaire et puis celui du collège au lycée, ils devraient  normalement bien gérer leurs angoisses. Sauf que ce n’est pas le cas. Le baccalauréat balisera, en effet, leur futur cursus. 
Une peur supplémentaire qui pèse sur les épaules de nos jeunes. Ils se fixent un objectif particulier qu’ils cherchent à atteindre. Chacun d’entre eux envoie sa candidature aux grandes écoles et  universités répondant à leurs besoins en termes de filiales souhaitées. 
Pour accéder aux  universités nationales, il faut répondre à certains critères, dont le premier concerne la note fixée comme seuil.
Une hantise pour Leila A. élève du lycée  Taha Hussein à Casablanca. Son rêve est d’être médecin plus exactement pédiatre. Son amour pour les enfants lui a donné plus de force et de courage pour  atteindre son objectif et bien sûr pour y parvenir, il faut qu’elle franchisse les obstacles qui la séparent de son rêve. «Pour moi réussir mon cursus scolaire, ce n’est pas d’avoir mon bac, mais c’est de décrocher le test d’admission à la Faculté de médecine». déclare-t-elle.
Pour Rachid R, c’est un peu différent. Il n’a pas réussi à décrocher son baccalauréat il y a 3 ans. Depuis, il a décidé de se contenter d’un niveau bac et de poursuivre ses études pour avoir un diplôme de chef de chantier des travaux publics. Une fois son diplôme obtenu, et confronté au marché du travail, il s’est rendu compte que son diplôme est insuffisant pour réaliser toutes ses ambitions. Cette année, il tente sa chance de nouveau et dépose sa candidature pour passer un bac libre. «J’ai côtoyé des bac+5 mais qui, dans le fond, n’avaient pas un bon niveau. Autrement dit, au Maroc on donne plus d’importance au curriculum vitae qu’à ce que le postulant  peut apporter à la société. Donc je passe des nuits blanches à préparer mes matières. Je ne compte pas me laisser faire, et j’aurai ma revanche».
Le Parc Yasmina à Casablanca connaît une ambiance un peu exceptionnelle en cette période de l’année. La majorité des lycéens y trouvent refuge. En se déplaçant d’une table à l’autre, c’est toute l’ambiance qui change. Il y a ceux qui préparent les maths, d’autres la comptabilité. A proximité, des littéraires qui révisent les matières en arabe. Et tous ont le même objectif : réussir. 
 Rendez-vous donc est pris pour le 26 juin, date d’affichage des résultats. Bonne chance à nos futurs bacheliers.
 

Mouttaki Meryem (Stagiaire)
Lundi 2 Mai 2016

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