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Avigdor Lieberman sera présent malgré l’opposition de certains pays arabes : Avis de tempête sur le Sommet de l’Union pour la Méditerranée




Le ministre des Affaires étrangères israélien, l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, a annoncé, mardi 11 mai, qu’il prendrait part au sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) en juin à Barcelone, malgré l’opposition de pays comme l’Egypte et la Syrie. «J’ai l’intention d’y être et j’y serai. Nous ne nous imposons pas, mais personne n’a le droit de déterminer la composition de la délégation israélienne», a affirmé à la radio publique M. Lieberman depuis Tokyo, où il est en visite.
Il était interrogé sur une information du quotidien israélien Haaretz selon laquelle plusieurs pays arabes, dont l’Egypte et la Syrie, ont menacé de boycotter ce sommet si M. Lieberman faisait partie de la délégation israélienne, qui devrait être conduite par le premier ministre Benyamin Netanyahou. Chef du parti ultranationaliste Israël Beitenou (Israël Notre maison), M. Lieberman avait provoqué une polémique en affirmant par le passé que le Président égyptien Hosni Moubarak, qui refuse de se rendre en Israël, pouvait «aller au diable». Il est aussi décrié dans le monde arabe pour ses positions dures vis-à-vis des Palestiniens, dont il récuse le droit à avoir un Etat.
«Avec les Espagnols, nous avons été très créatifs, très souples, et nous sommes arrivés avec eux à des arrangements, nous avons accepté toutes leurs demandes. Désormais, le problème n’est pas entre nous et l’Egypte ou la Syrie, mais entre l’Espagne, la Syrie et l’Egypte, c’est une gifle infligée à l’Espagne», a ajouté M. Lieberman. «Nous ne boycottons personne. Quant à ceux qui ne viendront pas, c’est leur problème», a-t-il souligné. En avril, l’Espagne avait demandé à M. Lieberman, alors en visite à Madrid, de soutenir l’UPM et les efforts de paix au Proche-Orient. Selon les médias espagnols, l’Espagne redoute que le conflit israélo-palestinien fasse capoter le sommet de l’UPM.
En avril, une conférence de l’UPM sur l’eau s’était soldée par un échec en raison d’un différend israélo-arabe sur une référence aux «territoires occupés» palestiniens. En 2009, le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit avait affirmé que le refus de rencontrer M. Lieberman dans le cadre de l’UPM constituait une «position commune» arabe, et pas seulement celle du Caire. Cette position avait conduit à l’époque au report sine die d’une réunion ministérielle de l’UPM prévue à Istanbul. Lancée en 2008 et regroupant 43 pays (les 27 de l’UE, Turquie, Israël, les pays arabes riverains de la Méditerranée), l’UPM ambitionne de surmonter les crises politiques à travers des projets concrets de coopération sur l’eau, la dépollution ou l’énergie.

Libé
Mercredi 12 Mai 2010

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