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Avec une perte débordant le 1% : La Bourse force le trait à la baisse




Avec une perte débordant le 1% : La Bourse force le trait à la baisse
Le marché boursier casablancais vient de forcer le trait à la baisse et abandonne plus de 1%, à la clôture de la séance de jeudi. Décidemment, la Bourse de Casablanca se meurt. Le Masi, l’indice général de la Place, tombe à 8.456 points contre 10.432 points il y a un an. Depuis le début de l’année, le Madex, l’indice des valeurs les plus actives, cumule une perte de 6,67%. Sur un an glissant, la capitalisation boursière chute de 591 milliards de DH à moins de 512 milliards de DH. C’est dire que près de 80 milliards de DH sont partis en fumée. Vendredi, séance de fin de semaine, le marché évoluait toujours dans le rouge, laissant ainsi planer le doute sur la capacité de la Place à se tenir debout.
Cette descente spectaculaire aux  enfers ne peut être passée sous silence, tant le vertige est sans appel.
Au début, on croirait que la bourrasque ne concernait que les Places financières internationales. Erreur ! Casablanca vit à son tour un sale temps. Comme ce bateau ivre, elle prend de l’eau. Les valeurs qu’on disait «vedettes» sombrent les unes après les autres. Aussi bien les bancaires que les immobilières, ces valeurs phares de la corbeille peinent toujours à panser leurs plaies.
Pourtant, jusqu’à quelques jours, on caressait encore l’espoir d’un retour à bonne fortune. A relire les discours et les prévisions de croissance de nos officiels, qui promettaient monts et merveilles, la tentative est grande de dire que la Bourse de Casablanca se trouve sur une autre planète. Ce n’est pas la croissance tant annoncée ici et là, mais bel et bien la décroissance qui demeure, pour le grand public, incompréhensible et inexplicable.
En ces temps de chocs (économique, psychologique et moral), il est urgent –sans le moindre doute- que Casablanca se protège contre le confort des certitudes et des assurances du passé. Vitrine, comme elle se devait de l’être, d’un « Maroc émergent », la Bourse de Casablanca semble contrarier cette ambition. Depuis un an, empêtré dans ses problèmes internes, le marché boursier casablancais se contente de recycler du papier pourri. Point de nouveauté. Seule la volatilité prime. Et l’on se demande : pourquoi cette volatilité, pourquoi cette sensibilité fiévreuse et pourquoi tous ces mouvements de cours ?
Par-delà les problèmes inhérents à la Place en termes d’innovations financières, la Bourse ne parvient toujours pas à quitter le territoire risqué d’enlisement. Les chiffres d’affaires se tassent et les transactions perdent de leur intensité. Les investisseurs, eux, ne semblent plus séduits par un marché condamné.
Par rapport à ces dernières séances, on a relevé la dégringolade de plusieurs titres, dont notamment le CIH, BMCE Bank, pour les bancaires, mais aussi Addoha dans les immobilières. Le massacre des valeurs est presque total. A la seule exception du titre Ciments du Maroc qui réussit à gagner des points au fil de l’eau. Quelques Start Up marocaines ont eu bon vent ces deux dernières semaines, probablement en relation avec l’annonce du « Maroc Numeric », sans plus.
En alignant une énième baisse, le marché confirme, si besoin était, qu’il reste toujours sous pression vendeuse. C’est quand même curieux : on a l’impression que les investisseurs se sont donné le mot d’ordre de débrayer contre la croissance. Pourtant, les fondamentaux de l’économie nationale ne sont pas, loin s’en faut, désastreux. Et dans cette ambiance de déception généralisée où les petits porteurs se débarrassent de leurs titres au prix du marché, on ne voit pas bien ce qui pourrait relancer une place qui s’entête à la baisse. Bien entendu, face au rouleau compresseur, le grand perdant c’est bien tout ce petit beau monde qui a parié sur la Bourse pour faire fortune ; tous les petits porteurs qui ont cru aux vertus -racontées- du placement boursier. A notre tour, comme le reste des observateurs, on estime que l’espoir de rebond n’est pas fini. Tout le monde attend de voir les valeurs marocaines revenir au-devant de la scène…Bien avant la fin de l’année. Il faut l’espérer.

Abdelouahed Kidiss
Samedi 14 Novembre 2009

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