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Avancée probante des rebelles dans la province centrale de Hama contrôlée par le régime syrien

Une offensive avec objectif principal l'aéroport




Des rebelles alliés à des jihadistes ont repris plusieurs localités au régime dans la province centrale de Hama en Syrie, à la faveur d'une offensive visant à s'emparer d'un aéroport clé et à alléger la pression sur leurs camarades dans la région d'Alep.
Jeudi, 25 civils dont des enfants ont péri dans des frappes intenses du régime sur les zones prises cette semaine par les rebelles dans cette province, alors que les combats faisaient rage à une dizaine de km de l'aéroport de Hama, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Alors qu'aucune issue n'est en vue pour le conflit en Syrie, l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura a annoncé qu'une "initiative politique" était en préparation.
Une multitude d'acteurs régionaux et internationaux sont impliqués dans cette guerre qui a fait plus de 290.000 morts depuis mars 2011 et jeté hors de chez elle la moitié de la population.
Le 29 août, des factions rebelles et le groupe jihadiste Jound al-Aqsa ont lancé une offensive surprise dans la province de Hama avec l'objectif principal de prendre l'aéroport "car c'est de là d'où partent les hélicoptères bombardant leurs positions à Alep et dans d'autres provinces", selon l'OSDH.
Les rebelles veulent alléger la pression dans la région d'Alep, plus au nord, en dispersant les forces du régime sur plusieurs fronts.
La province de Hama est largement contrôlée par le régime, mais en trois jours rebelles et jihadistes "se sont emparés d'au moins 14 villages et localités, notamment dans le nord et l'ouest de la province", selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.
Ils ont également pris une base militaire près de la localité de Maardes et se rapprochent de la capitale provinciale Hama, située à une dizaine de km au nord, a précisé l'ONG.
Les rebelles menacent également Mahrada, une ville chrétienne au nord de celle de Hama, qui abrite une des plus importantes centrales électriques du pays.
Dans le nord du pays, où Ankara a lancé la semaine dernière une offensive contre les milices kurdes et le groupe Etat islamique (EI), l'armée turque a annoncé avoir chassé des jihadistes de trois localités. L'armée a également indiqué avoir frappé 15 cibles dans la région de Jarablos, ville à la frontière reprise le 24 août à l'EI à la faveur d'une attaque des rebelles soutenus par Ankara.
L'opération "Bouclier de l'Euphrate" vise aussi les milices kurdes, qu'Ankara veut empêcher de former une zone autonome continue d'un bout à l'autre de la frontière.
"On ne peut pas nous demander de tolérer la création d'un couloir de la terreur. Nous ne le permettrons pas", a martelé M. Erdogan vendredi, assurant que les YPG (Unités de protection du peuple kurde) qu'Ankara qualifie de "terroristes" ne s'étaient pas retirées à l'est de l'Euphrate comme il l'avait demandé.
Selon le Pentagone, l'EI est en passe de perdre son accès à la frontière turque, sa seule porte de communication avec le monde extérieur depuis la Syrie et l'Irak.
Le groupe jihadiste ne contrôle plus qu'environ 25 kilomètres de frontière avec la Turquie, à l'est de la ville d'Al-Rai, a indiqué Jeff Davis, un porte-parole.
Des experts militaires et des diplomates de Russie et des Etats-Unis poursuivent des discussions à Genève sur une possibilité de parvenir "à une cessation des hostilités large et importante" en Syrie.
Moscou et Washington, qui effectuent séparément des frappes contre les jihadistes dans ce pays, sont en désaccord sur le sort de Bachar al-Assad, le premier étant fermement opposé à son départ réclamé par le second.
Sur le front d'Alep, l'un des principaux enjeux du conflit où les combats continuent de faire rage entre rebelles et régime, les pénuries sont de retour dans la partie rebelle de la ville divisée, la route d'approvisionnement étant coupée depuis six jours car elle est à portée des tirs du régime. Le correspondant de l'AFP a constaté des marchés vides et une pénurie de carburant.

Samedi 3 Septembre 2016

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