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Aux Etats-Unis, les pédiatres recommandent de lire des histoires aux enfants dès la naissance




Aux Etats-Unis, les pédiatres recommandent  de lire des histoires aux enfants dès la naissance
L’académie américaine de pédiatrie (AAP) a vivement recommandé aux parents de lire à voix haute des histoires à leurs enfants dès la naissance et ce jusqu’à au moins trois ans pour stimuler l’acquisition du langage et d’autres capacités à communiquer.
«Lire régulièrement des histoires à de jeunes enfants dès la naissance stimule de façon optimale leur cerveau et renforce la relation avec les parents à un moment crucial de leur développement. En retour, les enfants développent le langage, l’apprentissage de la lecture et l’acquisition des qualités socio-émotionnelles pour toute leur vie», écrit l’AAP.
Cette recommandation s’appuie sur le fait de plus en plus reconnu par les neurologues qu’une partie importante du développement du cerveau se produit durant les trois premières années de la vie.
L’AAP recommande ainsi aux pédiatres dans le cadre de leurs consultations de faire la promotion auprès des parents, particulièrement les plus défavorisés socioéconomiquement, de cette approche d’acquisition précoce du langage pour les nouveau-nés et ce jusqu’à au moins trois ans, l’âge d’entrer à la maternelle. 
L’académie souligne qu’un enfant sur trois aux Etats-Unis arrive à l’école maternelle sans les connaissances de langage suffisantes pour apprendre à lire. Or être capable de bien lire au cours élémentaire deuxième année (CM2) est le meilleur indicateur de succès à l’école secondaire et dans la vie professionnelle, insiste l’AAP.
L’académie de psychiatrie rappelle que trois-quarts des enfants chaque année aux Etats-Unis et 80% de ceux vivant sous le seuil de pauvreté ne parviennent pas à atteindre un niveau de lecture suffisant au CM2, soit à huit ou neuf ans.
L’académie presse ainsi «ses membres d’encourager tous les parents à lire à voix haute des textes à leurs jeunes enfants, ce qui peut renforcer leur relation avec ces derniers et préparer leurs jeunes esprits à acquérir le langage et les premières bases de l’alphabétisation».
Alors que des parents avec un niveau d’études supérieures lisent déjà de la poésie et font écouter du Mozart à leur progéniture dès le stade du fœtus, des recherches montrent que de nombreux parents ne lisent pas d’histoires à leurs enfants aussi souvent que les chercheurs le préconisent.
Selon une étude du gouvernement fédéral, 60% des enfants américains dont les parents ont un revenu d’au moins 400% du seuil de pauvreté (soit environ 95.000 dollars par an pour une famille de quatre) se font lire des histoires depuis leur naissance jusqu’à cinq ans. 
En comparaison, seul un tiers des enfants vivant dans un foyer pauvre (moins de 23.850 dollars par an pour une famille de quatre) bénéficient de la même attention.
C’est la première fois que l’AAP émet de telles recommandations, encourageant aussi les pédiatres à fournir, outre des conseils, des livres pour enfants aux familles défavorisées. 

Mercredi 2 Juillet 2014

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