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Aussi surprenant qu’officiel : Bouteflika brigue un quatrième mandat

L’état de santé du président sortant lui permettra-t-il de tenir jusqu’au bout ?




Aussi surprenant qu’officiel : Bouteflika brigue un quatrième mandat
Malgré un état de santé pratiquement d’invalide et nonobstant des handicaps physiques et plus, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé par « Pathé-Marconi » interposé, qu’à quatre vingt piges passées, il briguerait un quatrième mandat présidentiel, histoire de se succéder à lui-même. Selon le Premier ministre Abdelmalek Sellal, « Boutef » aurait succombé « à la demande insistante des représentants de la société civile des 46 wilayas » que «Si Abdelmalek» aurait dernièrement visitées lors de ses tournées. 
« Boutef », toujours selon l’illustre personnage, devrait, pour ce faire, accomplir lui-même les formalités avant le 3 mars. Quant à son état de santé, selon Sellal, loin d’être impotent et n’en déplaise à certains, il lui permet tout à fait de gérer le pays. Il serait même question, histoire de rassurer la République pour ce qui est du 43ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures le 23 février, que « Boutef » s’adresse à la nation. Aussitôt passé cette date et à travers une déclaration écrite qui sera dûment lue par une éminente «voix de son maître», le président annoncera officiellement sa candidature à l’élection présidentielle du 17 avril prochain. 
Sellal qui, décidément, a solution à tout, a même estimé quant à la campagne électorale, que le président n’était pas obligé de tout faire et que les membres de ses comités de soutien étaient tout à fait capables de s’atteler à cette tâche avec le succès escompté. En effet, pourquoi montrer le bout du nez quand on détient le sésame qui de toute façon a toujours fonctionné, le pèze ? 
 Abdelaziz Bouteflika avait été élu par défaut dans des conditions sujettes à caution, président de la République d’Algérie pour un premier mandat en 1999 à la suite d’élections où il n’eut d’autres adversaires que sa propre personne, tous les autres candidats s’étant désistés après avoir constaté dans les faits, la fraude qui disait les véritables enjeux et ambitions de cet homme de grand caractère.
Fasciné par le pouvoir absolu et tout en clamant haut et fort un credo des plus limpides, la tricherie, « Boutef » en fit une règle pour briguer avec toute la réussite que cela supposait, une seconde puis une troisième mandature de cinq ans.  De quoi sera faite la quatrième et les lendemains de l’Algérie ? C’est là toute la question que tout bon Algérien doit se poser en ces temps où la guignolade domine.

Mohamed Jaouad Kanabi
Lundi 24 Février 2014

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