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Au sommet de Deauville : Les membres du G8 demandent le départ de Kadhafi




Au sommet de Deauville : Les membres du G8 demandent le départ de Kadhafi
Le G8 estime que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a «perdu toute légitimité» et qu'«il doit partir», selon un nouveau projet de déclaration finale du sommet de Deauville (France) vendredi.
«Kadhafi et le gouvernement libyen ont échoué à assumer leur responsabilité de protection du peuple libyen et ont perdu toute légitimité. Il n'a pas d'avenir dans une Libye libre et démocratique. Il doit partir», selon la version la plus récente du texte qui devait être soumis vendredi à l'approbation des chefs d'Etat et de gouvernement du G8.
Si cette déclaration est adoptée par les dirigeants, cela signifiera que la Russie s'est résolue à appeler le dirigeant libyen au départ. Avant l'ouverture du sommet, la présidence russe avait jugé que le G8 ne devait pas «se transformer en un organe proposant des mesures de pression et des sanctions».
«Nous demandons la cessation immédiate du recours à la force contre les civils par les forces du régime libyen», affirme également le G8 dans sa déclaration, en apportant son soutien à «une transition politique qui reflète la volonté du peuple libyen».
Le G8 estime que les «responsables d'attaques contre les civils» devront «rendre des comptes» et «salue» les enquêtes de la Cour pénale internationale en Libye.
«M. Kadhafi doit partir. Les Libyens ont droit à un avenir démocratique», a insisté le président français Nicolas Sarkozy, après un entretien bilatéral avec son homologue américain Barack Obama.
La France et les Etats-Unis ont «la même détermination à finir le travail» en Libye, a assuré de son côté Barack Obama.
La Russie a affirmé jeudi avoir été saisie par les Occidentaux, mais aussi par Tripoli, d'une demande de médiation dans le conflit libyen, une information qui n'a pas été confirmée par Londres, Paris et Washington.
Moscou, membre permanent du Conseil de sécurité, s'était abstenu le 17 mars de faire usage de son droit de veto lors du vote de la résolution 1973 qui a autorisé l'intervention d'une coalition internationale en Libye contre le régime du colonel Kadhafi pour protéger les civils.
De violents combats opposaient vendredi soldats gouvernementaux et insurgés libyens dans les faubourgs ouest de Misrata, à 220 km à l'est de Tripoli, a rapporté un journaliste de Reuters.
Alors que le G8 demande le départ de Kadhafi, ses forces ont tiré au mortier sur les positions des rebelles qui ont riposté à la mitrailleuse et à la roquette, aux cris de «Allahou Akbar !» («Dieu est grand !»).
Six insurgés ont été blessés, dont deux grièvement, a-t-on appris de source médicale.
«Nous sommes attaqués de tous les côtés, à la roquette, à la grenade et au mortier», a dit Faradj al Mistiri, un combattant rebelle de 36 ans. «Ça a commencé entre 05h30 et 06h00, ils (les gouvernementaux) ont avancé, ils font tout ce qu'ils peuvent pour revenir dans Misrata», a-t-il ajouté.
Misrata, la troisième ville de Libye, est le principal bastion des insurgés dans l'ouest du pays. Elle est assiégée depuis trois mois par les troupes de Kadhafi qui étaient un moment parvenues à atteindre le centre-ville avant d'être repoussées.


Aide pour l'Egypte et la Tunisie

Les membres du G-8 ont annoncé vendredi une aide totale de 20 milliards de dollars (14 milliards d'euros), en provenance de différentes banques mondiales de développement, pour soutenir la transition démocratique en Egypte et en Tunisie et appelé au départ du colonel Kadhafi en Libye.
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G-8 ont adopté vendredi matin la déclaration finale du sommet de Deauville, avant de retrouver les Premiers ministres de Tunisie et d'Egypte, ainsi que des représentants de la Ligue arabe, des Nations unies, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), pour une session de travail consacrée au «printemps arabe».

AFP et REUTERS
Samedi 28 Mai 2011

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