Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Au sommet d'Abuja la communauté internationale appelée à en faire plus pour contrer Boko Haram


Au cœur des discussions, mettre fin aux exactions du groupe islamiste qui depuis 2009 ont tué plus de 20.000 personnes



L'emprise de Boko Haram a reculé autour du lac Tchad mais la communauté internationale doit en faire bien davantage, financièrement et militairement, pour venir à bout du groupe islamiste et aider les populations, dont la situation humanitaire est préoccupante, ont conclu samedi les participants au sommet d'Abuja. Seul chef d'Etat non africain présent à ce sommet, le président français François Hollande a appelé samedi à ne pas "baisser la garde" contre Boko Haram, appelant la communauté internationale à faire "davantage" en termes d'aide humanitaire et de développement pour les pays touchés.
"Les résultats sont impressionnants" dans la lutte contre Boko Haram qui "a été amoindri, obligé de reculer", a reconnu Hollande, mais "ce groupe terroriste reste néanmoins encore une menace".
Le sommet s'est refermé avec un communiqué final soulignant que "la défaite de (cette) insurrection ne repose pas seulement sur une solution militaire mais également sur une action gouvernementale de développement en vue d'en éradiquer les causes".
Plus tôt, le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond avait estimé lui aussi qu'il fallait "beaucoup plus" que des efforts militaires, fussent-ils coordonnés. Les pays de la zone doivent gagner "les cœurs et les âmes de ceux qui sont terrorisés par Boko Haram", car il s'agit du "combat d'une génération contre un démon qui nous détruira tous si nous ne le détruisons pas".
Même son de cloche chez le secrétaire d’Etat américain adjoint Antony Blinken, pour qui la "victoire sur le champ de bataille ne suffit pas": "une approche durable et globale" est indispensable afin qu'on ne reproduise pas les mêmes erreurs et que Boko Haram ne renaisse pas de ses cendres. Il est essentiel de traiter dignement les anciens combattants de Boko Haram, a-t-il dit notamment, en référence aux accusations répétées d'abus commis sur des suspects.
Outre les représentants français, britannique et américain, la réunion a rassemblé onze pays du continent, dont les pays frontaliers du Nigeria (Bénin, Cameroun, Tchad et Niger), et la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini.
Au cœur des discussions: comment mettre fin aux exactions des islamistes de Boko Haram qui depuis 2009 ont tué plus de 20.000 personnes dans la région du lac Tchad et contraint plus de 2,6 millions d'habitants à fuir leur foyer.
Le déploiement effectif de la force multinationale mixte (FMM), composée de 8.500 hommes originaires du Nigeria et des pays voisins, mise en place depuis juillet, est resté jusqu'ici très confus. Une meilleure coordination entre les différentes armées est désormais indispensable. 
Le Nigeria a souffert d'un manque de coopération militaire internationale sous les précédentes administrations, son armée étant régulièrement accusée de corruption et de violations des droits de l'Homme.

Libé
Lundi 16 Mai 2016

Lu 541 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs