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Au moins 43 morts dans l'attentat anti-chiite de Sanaa

Démission du Premier ministre yéménite




Au moins 43 morts dans  l'attentat anti-chiite de Sanaa
Un attentat suicide visant des rebelles chiites a fait au moins 43 morts et des dizaines de blessés jeudi matin dans la capitale yéménite Sanaa, selon un nouveau bilan annoncé par la télévision rebelle Al-Massirah.
Un précédent bilan, donné par un responsable du mouvement chiite rebelle Ansaruallah, faisait état de 21 morts, alors que, dans un premier temps, une source sécuritaire confirmait dix tués.
 Un photographe de l'AFP, présent sur place, a dit avoir vu les corps inanimés de quatre enfants.
 Cet attentat s'est produit alors que des sympathisants des rebelles chiites, dits houthis, qui contrôlent Sanaa depuis le 21 septembre, se préparaient à manifester sur la Place Tahrir, théâtre de l'explosion.
 Juste après l'attentat, la foule a couru dans toutes les directions tandis que certains tentaient de porter secours aux blessés. La place s'est vite vidée et il ne restait que des chaussures abandonnées, a rapporté le photographe de l'AFP.
 Il n'y avait aucune trace de débris de véhicule, alors que certains témoins évoquaient l'hypothèse d'un kamikaze ayant fait détoner une ceinture d'explosifs qu'il portait.
 Après la chute de Sanaa, Al-Qaida a averti qu'il mènerait une guerre sans merci contre les rebelles chiites.
Ce nouvel attentat est survenu alors que l'impasse politique est totale au Yémen où le président a accepté la démission d'un Premier ministre qu'il venait tout juste de nommer, sous la pression des rebelles chiites.
Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a accepté la demande d'Ahmed Awad ben Mubarak "d'être relevé" de sa mission de formation d'un nouveau gouvernement, prévue par un accord de cessez-le-feu conclu sous l'égide de l'ONU, selon l'agence officielle Saba. 
M. ben Mubarak a pris cette décision "dans le but de préserver l'unité nationale et de protéger le pays contre les divisions", a indiqué l'agence.
 En fin de matinée jeudi, sur la place Tahrir, des manifestants pro-houthis réclamaient le départ du président Hadi.
Le rejet mardi soir par les rebelles d'Ansaruallah de sa nomination avait fusé deux heures à peine après l'annonce officielle.
 Les rebelles, également appelés houthis, avaient affirmé que cette désignation était loin d'"exprimer la volonté du peuple" et reflétait celle de l'étranger, en allusion au rôle selon eux de Washington et Ryad dans le choix de ce technocrate de 46 ans pour diriger le gouvernement. 

AFP
Vendredi 10 Octobre 2014

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