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Au jour le jour : M’as-tu vu ?




A l’approche du 7 novembre 2016, date de l’ouverture de la COP22 qui se tiendra à Marrakech, force est de constater, qu’aussi bien chez les représentants de la société civile marocaine que les décideurs, personne n’a de souci de soulager le pénible quotidien environnemental du citoyen ici-bled.
La préoccupation majeure, en ces temps de m’as-tu vu me pavoiser, étant plutôt celle, de se bousculer à qui mieux mieux, au portillon de l’événement interplanétaire, histoire d’y briguer une éventuelle participation. C’est que cette dernière est dans notre culture et comme pour les Jeux olympiques de leur essentiel, une raison d’être.
Du haut en bas de l’échelle citoyenne représentative à tous les degrés, inspirés par la divergence qui nous anime depuis des décennies on va faire, une fois de plus, semblant d’être à la hauteur, en bricolant par-ci par-là, histoire de blanchir la façade. Et fait marquant durant, dans la ville ocre, c’est du : Nétwayé, baléyé, astiké, kaz la toujou penpan (Nettoyer, balayer, astiquer, la case est toujours propre) qu’on nous fredonnera !
Oh ! nulle intention ici, d’occulter les initiatives louables qu’a entreprises le pays à l’instar du projet de l’élargissement du parc éolien qui produira dans moins d’un quinquennat plus propre que propre, le quart de l’électricité marocaine ou encore le grandiose projet Noor en devenir d’être dans le même temps ou délai, la plus grande centrale solaire du monde. C’est du concret, il n’y a rien à jeter.
Par contre et bien loin des alentours de Marrakech dont les rues, pour un instant seulement, ne continueront pas, de leur saleté, d’être repoussantes et répugnantes, pollution faisant, l’air, l’eau, le sol s’en dégradent chaque jour un peu plus au bled. Nos conditions de vie en pâtissent sans que personne ne s’en inquiète. Le patrimoine national est laissé en pâture aux mafiosos qui en jouissent comme bon leur semble, surtout ceux de l’immobilier.
Du coup, on assiste impuissant à la cessibilité par des décideurs cupides d’écosystèmes de premier ordre déjà fragilisés par Dame Nature au profit de nos spoliateurs des temps modernes. Pression démographique et urbaine aidant, c’est le feu vert aux lotissements sur des terrains ou périmètres non aedificandi comme d’exemple le domaine maritime qui en souffre le martyre sur ses milliers de kilomètres, en toute impunité.

Samedi 15 Octobre 2016

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