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Au Pentagone, remplissez le formulaire si vous apportez une bombe au travail




Au Pentagone, remplissez le formulaire si vous apportez une bombe au travail
Pas de problème si vous comptez apporter une bombe au travail mais de grâce, remplissez le bon formulaire: au Pentagone, siège de la Défense américaine, le chef de la sécurité est à cheval sur les règles bureaucratiques.
Le patron de l’Agence de protection du Pentagone (PFPA) Steven Calvery, qui gère la sécurité de l’imposant bâtiment dans lequel travaillent 23.000 civils et militaires, a émis cette demande après un incident survenu le mois dernier.
Un employé civil de la Défense a été intercepté le 19 novembre alors qu’il tentait de pénétrer dans le bâtiment avec une bombe artisanale, le premier responsable de victimes américaines en Irak comme en Afghanistan.
Point de mauvaise intention en l’espèce, la bombe était inerte et l’homme comptait l’utiliser pour une démonstration à l’intention de hauts responsables de la Marine.
L’engin “avait des composants inertes d’un IED (bombe artisanale, ndlr), essentiellement des fils et des interrupteurs”, mais “rien d’explosif”, confie à l’AFP un porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel Tom Crosson.
L’employé civil, qui avait oublié de demander une permission écrite pour apporter son engin infernal dans le bâtiment, a finalement pu entrer après quelques coups de fil et vérifications.
Depuis, Steven Calvery a remis au goût du jour un mémorandum sur les procédures pour apporter armes désactivées et autres faux explosifs dans le saint des saints de la Défense américaine.
Il serait “utile” de s’assurer que les employés soient au courant des “procédures d’autorisation”, qui prévoient un accord écrit, pour apporter ces choses au travail, écrit-il.
Lors d’un contrôle-surprise le mois dernier au cours duquel civils et militaires ont été fouillés au hasard et passés sous un portique à rayon X, la police du Pentagone a confisqué 21 couteaux, sept bombes de défense à poivre, cinq cartouches de fusil à pompes et une matraque, selon un responsable de la Défense.
L’opération a également conduit à l’arrestation d’un civil travaillant pour l’armée de Terre pour détention de drogues.
Mais tant que le bon formulaire est rempli, pas de souci, assure ce responsable, selon qui “il n’est pas inhabituel pour les gens d’apporter pistolets et fusils qui sont utilisés lors de cérémonies ou offerts comme cadeaux”.

Libé
Vendredi 13 Décembre 2013

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