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Au Musée d’Orsay à Paris: Les noces de l’impressionnisme et la mode




Au Musée d’Orsay à Paris: Les noces de l’impressionnisme et la mode
Le Musée d’Orsay célèbre cet automne à Paris les noces fécondes entre l’impressionnisme et la mode dans une grande exposition où les robes de la fin du XIXè siècle virevolteront au milieu de chefs-d’œuvre de ce courant pictural français.
Le Musée d’Orsay a donné un avant-goût des réjouissances jeudi lors d’une présentation à la presse de «L’impressionnisme et la mode» dans les locaux du géant du luxe LVMH, mécène de l’exposition.
A partir du 25 septembre et jusqu’au 20 janvier, plus de 70 peintures dialogueront avec une quarantaine de tenues féminines et masculines et leurs accessoires déployés sur plus de 1.300 mètres carrés. Le musée a même déplacé temporairement les toiles de l’Ecole de Barbizon et de Jean-François Millet pour gagner un peu d’espace.
Des toiles majeures d’Edouard Manet, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Edgar Degas, dans lesquelles le vêtement semble prendre vie sous le pinceau des impressionnistes, seront disposées dans une scénographie imaginée par Robert Carsen, metteur en scène d’opéra.
Organisée conjointement par le Musée d’Orsay, le Metropolitan Museum of Art de New York et The Art Institute of Chicago, l’exposition qui porte sur la période 1860-1885 mêlera des œuvres appartenant aux trois institutions culturelles mais aussi des toiles prêtées par de grands musées européens.
Le président du Musée d’Orsay, Guy Cogeval est particulièrement fier d’avoir convaincu le Met de lui prêter «Madame Charpentier et ses enfants» de Renoir, qui ne sort jamais des Etats-Unis d’habitude. En contrepartie, le Musée d’Orsay prête des toiles majeures au Met pour l’étape new-yorkaise de l’exposition.
Les tenues proviennent notamment du Musée Galliera. Les équipes d’Orsay ont été «invitées à venir plonger dans les malles au trésor» du musée pour sélectionner des tenues, a indiqué Olivier Saillard, directeur du Musée de la mode de la Ville de Paris. Il a fallu ensuite restaurer les robes, redonner de l’éclat aux couleurs, rafraîchir des blancs quelque peu passés.
Le musée a cherché des robes et tenues qui puissent faire contrepoint aux tableaux sans être exactement identiques.
«Il y a trente ou quarante ans, il aurait été impensable de faire une telle exposition montrant l’interaction entre la mode et la peinture», a déclaré M. Cogeval.
«L’impressionnisme, c’est la forme faite lumière. C’est la première fois où on a l’impression que les peintures ne représentent pas une éternité, mais un moment précis contenu dans une fraction de seconde, qui saisit la moindre plissure du costume», déclare M. Cogeval.
«C’est une démarche d’une extrême modernité de placer la mode dans un dialogue d’égal à égal avec des peintures», considère Jean-Paul Claverie, conseiller du président de LVMH. Le groupe de luxe, qui a participé financièrement à la restauration des robes, prête des objets Vuitton et Guerlain pour l’exposition.




 

 



 
 


AFP
Lundi 10 Septembre 2012

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