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Attaque meurtrière contre une caserne dans le nord du Burkina Faso

Un gendarme décède de ses blessures et une blessée dans une situation critique




Un gendarme burkinabé blessé après une attaque par des inconnus d'une caserne dans le nord du Burkina, frontalier du Niger et du Mali, est décédé dans un hôpital à Ouagadougou, a-t-on appris mardi de source gouvernementale.
"Le gendarme qui a été blessé dimanche est mort lundi soir peu avant son admission au bloc opératoire", a indiqué à l'AFP un membre du gouvernement burkinabé.
L'attaque perpétrée dimanche soir sur la brigade territoriale de gendarmerie de Oursi, localité du nord du Burkina, frontalière du Niger et du Mali, avait également blessé la fille du commandant de brigade qui est "toujours dans une situation critique", a précisé une source sécuritaire.
Un témoin joint à Oursi par l'AFP, a indiqué que les assaillants "parlaient la langue peulh" et disaient "rechercher des chrétiens et non des musulmans", tout en se réclamant "de Boko Haram", la secte islamique basée au Nigeria qui s'est ralliée au groupe Etat islamique.
"L'identité des assaillants n'est jusque-là pas connue", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire.
Le gouvernement a condamné "fermement cette attaque et appelé la population "au calme", déclarant que "toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des personnes et des biens".
Un pistolet automatique, des munitions et du matériel -dont la nature et la quantité n'ont pas été précisées - ont été emportés par les assaillants, a indiqué à l'AFP la même source sécuritaire sous couvert d'anonymat.
C'est la première fois qu'un poste tenu par les services de sécurité fait l'objet d'une attaque dans le sahel burkinabé frontalier du Niger et du Mali.
Oursi, à 45 kilomètres de Gorom-Gorom, chef-lieu de la province de l'Oudalan, est situé en plein désert du Burkina Faso, près des frontières nigérienne et malienne, et très proche de la fontaine Christine, où s'abreuvent des troupeaux venus des trois pays frontaliers.
L'attaque, de l'Oudalan, illustre les risques de déstabilisation régionale liés au regain de violences au Mali où des groupes restent actifs dans le nord du pays.
Les islamistes armés qui s'étaient emparés en 2012 du nord du Mali et faisaient mouvement vers la capitale, Bamako, dans le sud, ont été repoussés par les soldats français de l'opération Serval, lancée en janvier 2013.
Début avril, le chef de sécurité roumain de la mine de manganèse de Tambao, située dans la même région du Sahel avait été enlevé par des assaillants. Cet enlèvement a été revendiqué par le groupe islamiste Al-Mourabitoune du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar.
Ce fut le premier rapt d'un ressortissant occidental jamais opéré dans ce pays d'Afrique de l'ouest qui a été impliqué ces dernières années dans des négociations pour des libérations d'otages et dans la médiation dans la crise touareg malienne.

Jeudi 27 Août 2015

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