Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Atelier régional Maghreb-Sahel à Rabat Appel à l’adoption d’une stratégie pour lutter contre le terrorisme




Atelier régional Maghreb-Sahel à Rabat Appel à l’adoption d’une stratégie pour lutter contre le terrorisme
Un appel à l’adoption d’une stratégie régionale globale pour lutter contre le terrorisme a été lancé, mardi à Rabat, lors de l’ouverture d’un atelier régional Maghreb/Sahel sur la mise en œuvre de la résolution 1624 du Conseil de sécurité de l’ONU relative à la prévention de l’incitation aux actes terroristes.
Face à une menace qui se transforme et à des réseaux qui ne connaissent pas de frontières, il est impératif de placer la coopération sous régionale au cœur d’une réponse collective aux menaces terroristes, ont souligné les participants à cette rencontre, organisée conjointement par la direction exécutive du Comité contre le terrorisme (DECT) de l’ONU, le Centre international de lutte contre le terrorisme (ICCT) et le ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
Il est indispensable pour les pays du Maghreb et du Sahel de bâtir un partenariat durable basé sur le dialogue, la coopération et la solidarité afin de faire face aux différents défis qui se posent et ce à travers l’adoption d’une vision partagée, d’une approche globale et d’une démarche inclusive, a souligné le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Nasser Bourita.
Un Maghreb uni, intégré, solidaire et doté de mécanismes de coopération concrets et opérationnels, est à même de jouer le rôle de stabilisateur de l’espace sahélo-saharien, a affirmé M. Bourita, ajoutant qu’une vision partagée entre les pays du Maghreb pourrait servir de socle pour la construction d’un partenariat international visant à promouvoir la sécurité, la stabilité politique et le développement économique dans la région sahélo-saharienne.
Après avoir rappelé l’engagement du Maroc dans la lutte contre le terrorisme à travers l’adoption d’une stratégie nationale globale qui converge avec les efforts internationaux onusiens dans ce domaine, M. Bourita a averti que l’existence avérée de liens de plus en plus étroits entre les groupes terroristes, les mouvements séparatistes et les réseaux criminels impliqués dans les trafics représente une évolution préoccupante.
Ces interconnexions ont permis aux réseaux terroristes de renforcer leurs capacités opérationnelles, voire d’étendre leur contrôle, dans certains cas, sur les territoires d’Etats souverains, d’où la recrudescence des enlèvements, a-t-il fait observer, indiquant que le nombre d’attentats répertoriés dans la région a augmenté de plus de 400% entre 2001 et 2010.
Entre 2001 et 2011, cette région a connu environ 1300 attaques terroristes, occasionnant la perte de plus de 2.000 vies humaines et plus de 6.000 victimes, a noté M. Bourita, en faisant référence au rapport de l’institut Potmac des études politiques de 2012.
Pour sa part, le représentant de la DECT, Andrei Kovalenko, a mis l’accent sur l’importance d’adopter une approche globale pour lutter contre les actes terroristes qui passe au-delà de l’approche traditionnelle juridique, car, a-t-il expliqué, le terrorisme est un acte criminel pas comme les autres. Il a à cet effet appelé à coordonner les efforts et à promouvoir le dialogue et l’entente pour accroitre la sensibilisation contre ces menaces et faire face aux facteurs socio-économique et politique à l’origine du terrorisme.
Ainsi, cet atelier sous régional permettra d’associer les gouvernements, les organisations internationales et la société civile à l’élaboration des stratégies antiterroristes nationales globales au Maghreb et dans le Sahel, assorties de stratégies de lutte contre l’incitation à commettre des actes terroristes motivée par l’extrémisme et l’intolérance, a fait savoir le directeur de l’administration et de l’information à la DECT.
Même son de cloche pour le représentant de l’ICCT, Peter Knoope, qui, après avoir reconnu la complexité de la question de combattre le terrorisme, il a relevé l’importance de se focaliser sur la situation de vulnérabilité sociale et de frustrations des personnes susceptibles d’être recrutées dans des actes terroristes.
Pour lui, l’un des éléments de lutte contre ce phénomène consiste à trouver les motifs et les mobiles qui poussent les gens à basculer dans le terrorisme, d’où la vitalité du rôle de la société civile pour inculquer les valeurs de dialogue, de tolérance et d’ouverture.
La résolution 1624 du Conseil de sécurité s’intéresse à la prohibition et la prévention de l’incitation à commettre des actes terroristes.
Cet atelier de trois jours vise à promouvoir l’application de cette résolution à travers l’échange de vues entre les participants sur plusieurs thèmes dont «Comment réagir face au problème posé par l’incitation à commettre des actes terroristes», «Evaluation de la menace contre les Etats du Maghreb et du Sahel» et «Travailler en partenariat afin de traiter le problème de l’incitation et de l’extrémisme violent».
 
 
 

MAP
Mercredi 18 Juillet 2012

Lu 183 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs