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Astérosismologie : une nouvelle technique utilisant la lumière fait chanter les étoiles




Astérosismologie : une nouvelle technique utilisant la lumière fait chanter les étoiles
On connaissait déjà l'astérosismologie, une technique employée pour étudier la structure interne des étoiles. En utilisant des données sismiques et lumineuses, on peut créer le "chant" d'une étoile, qui livrera de nombreuses informations sur les différentes caractéristiques des étoiles. La nouvelle technique utilise elle les variations de l'intensité lumineuse de l'étoile, grâce notamment aux taches solaires, et permet d'en déduire la valeur de la gravité de surface de l'étoile. Cette méthode se révèle beaucoup plus simple que les autres méthodes connues, et a en plus l'avantage d'être assez précise. En combinant gravité de surface et température (une donnée relativement facile à obtenir), les scientifiques peuvent déterminer la masse, la taille et d'autres propriétés physiques de l'étoile observée.
C'est grâce aux données du satellite Kepler que l'équipe a pu réussir ces travaux. La précision des informations du satellite (malheureusement irréparable depuis la semaine dernière) a permis de repérer les subtiles variations de luminosité et ainsi de créer les sons. En comparant leurs résultats avec les données astérosismologiques effectuées sur les mêmes étoiles, les scientifiques ont pu constater que leur méthode fonctionnait à merveille. Il existe trois méthodes pour déterminer la gravité de surface : photométrique, spectroscopique et donc astérosismologique.
Les deux premières sont assez imprécises, alors que la dernière l'est extrêmement et requiert plusieurs semaines d'observation minutieuse. Les chercheurs comparent l'astérosismologie à de la chirurgie, alors que leur méthode est une sorte "d'échographie", qui leur permet rapidement d'obtenir les informations qu'ils souhaitent.
A mesure que les étoiles vieillissent, l'intensité de leur "scintillement" diminue. En effet, les étoiles âgées tournent moins vite sur elles-mêmes, les taches solaires se font plus rares, et donc leur intensité lumineuse varie.
En appliquant leur méthode sur le Soleil, les scientifiques ont pu observer que notre astre se dirige lentement vers le "minimum de scintillement", et qu'il finira par perdre ses taches solaires et refroidir, avant de peut-être se transformer en supernova.
Non-content d'apporter un nouvel accessoire pour étudier l'évolution et le vieillissement des étoiles, la technique pourrait aussi avoir son utilité pour repérer des exoplanètes. En effet, une fois l'étoile bien mesurée et analysée, on peut calculer la densité des planètes qui passent devant elle. Une autre avancée qui peut se révéler cruciale pour les astrophysiciens.

Maxisciences
Vendredi 30 Août 2013

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