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Assemblée générale de l’ONU : Crise malienne et Syrie au menu




Assemblée générale de l’ONU : Crise malienne et Syrie au menu
Des chefs d’Etats africains et français devaient se pencher mercredi sur la crise au Mali, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU où la Syrie devrait dominer encore les interventions.
Les deux principaux orateurs attendus mercredi à la tribune de l’Assemblée étaient les présidents iranien Mahmoud Ahmadinejad et égyptien Mohamed Morsi.
Le discours du président iranien devait être scruté à l’heure du bras de fer entre Téhéran et la communauté internationale sur le dossier nucléaire. Les Occidentaux poussent à l’adoption de nouvelles sanctions et répètent chaque jour qu’un Iran doté de la bombe nucléaire est «inacceptable».
En outre, Téhéran, allié du régime de Damas, est accusé de soutenir matériellement et humainement les forces du régime de Bachar al-Assad. Le président français François Hollande a ainsi évoqué mercredi une ingérence «inacceptable» de l’Iran en Syrie.
Dans la matinée, le président égyptien Mohamed Morsi était lui aussi attendu sur le dossier syrien. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU est paralysé dans cette crise, l’Egypte —qui dénonce le régime de Bachar al-Assad— a lancé un groupe de contact régional sur la Syrie incluant l’Iran, l’Arabie Saoudite et la Turquie. Sans avancées pour le moment.
Dans l’après-midi, le Conseil de sécurité devait tenir une réunion ministérielle consacrée aux Printemps arabes où la Syrie devrait encore être largement évoquée.
Autre grand sujet, la crise au Mali, dont le nord est depuis six mois sous la coupe de groupes extrémistes armés. Ceux-ci «sèment la terreur» selon l’organisation Human Rights Watch (HRW), et menacent les intérêts des démocraties occidentales, selon Paris qui tente d’intéresser ses partenaires occidentaux à ce conflit.
Une réunion rassemblant les chefs d’Etats français, béninois, togolais, sud-africain, nigérien, nigérian et tunisien ainsi que le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon devait se tenir hier en marge de l’Assemblée générale.
Aucune décision concrète n’est attendue —à l’exception de la possible nomination d’un envoyé spécial pour le Mali—, mais cette initiative intervient alors que Bamako a officiellement saisi M. Ban d’une demande de mandat pour l’intervention d’une force africaine.
L’ONU a déjà réclamé au Mali et à la Cédéao (Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest) des précisions sur les modalités d’une intervention aux contours encore très flous. Mais cette demande officielle, ainsi qu’un accord récemment conclu entre Bamako et la Cédéao, donnent «de l’espérance», selon le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.
«Les choses vont dans la bonne direction», estime-t-il, même si certains diplomates soulignent que la restructuration de l’armée malienne à elle seule prendra au moins 18 mois et que la Cédéao n’a pas assez de troupes à fournir.
Concernée au premier chef par la crise au Mali —six otages français y sont retenus—, l’ex-puissance coloniale française a déjà promis à plusieurs reprises son soutien logistique à une telle intervention, mais a exclu d’y participer directement.
La présence d’autres hauts dirigeants occidentaux n’est pas annoncée à la réunion. Et si François Hollande a consacré mardi une large part de son allocution devant l’Assemblée générale à la crise malienne, le président américain Barack Obama n’en a pas dit un mot.
«Sur le Sahel et le Mali, nous voulons entraîner la communauté internationale, les convaincre que c’est un sujet d’intérêt pour tous», reconnaît un diplomate français.
«C’est Al-Qaïda qui est au nord-Mali, ça devrait pourtant les faire réagir», soupire un autre.

AFP
Jeudi 27 Septembre 2012

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