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Assad reste intransigeant sur une participation à la Conférence Genève-2

Brahimi tente de trouver une issue à la crise




Assad reste intransigeant sur une participation à la Conférence Genève-2
L’émissaire spécial de l’ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie Lakhdar Brahimi a retrouvé mardi à Genève de hauts responsables russe et américain pour tenter une nouvelle fois de fixer une date pour la Conférence Genève-2 pour trouver une solution politique au conflit syrien.
Lundi soir, le ministre syrien de l’Information a affirmé que le régime syrien de Bachar al-Assad ne comptait pas se rendre à cette conférence «pour remettre le pouvoir», comme le réclament l’opposition et ses alliés.
 A Genève, M. Brahimi doit avoir une réunion avec les vice-ministres russes des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov et Guennady Gatilov et la secrétaire d’Etat adjointe en charge des affaires politiques Wendy Sherman.
Cette réunion sera suivie d’une autre élargie aux représentants des trois autres membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
La semaine dernière, après une tournée dans la région et une visite à Damas où il a brièvement rencontré le président al-Assad, M. Brahimi avait souhaité que la conférence de paix dite de Genève-2 se tienne «dans les semaines à venir et non l’année prochaine». Implicitement, il avait donné ainsi un certain crédit à un possible nouveau retard pour cette réunion. Espérée initialement en juin, la date du 23 novembre avait dernièrement été évoquée par diverses sources diplomatiques, sans toutefois jamais être confirmée par l’ONU.
Lors de sa précédente visite à Damas en décembre 2012, M. Brahimi avait appelé à un changement «réel» en Syrie et à la formation d’un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs, déchaînant l’ire des dirigeants syriens. Le maintien au pouvoir du président al-Assad pendant une phase transitoire est un des nombreux points de divergence sur lesquels butte la préparation de la conférence. L’opposition réclame des garanties selon lesquelles cette conférence aboutira à son départ, ce que le régime rejette catégoriquement.
Les ministres arabes des Affaires étrangères ont exhorté dimanche soir au Caire toutes les factions de l’opposition à former une délégation sous la bannière de la Coalition syrienne pour se rendre à la conférence.
Ils ont également appelé à former «une autorité dotée des pleins pouvoirs, dont la direction des forces armées et des services de sécurité pour une durée limitée et en accord avec toutes les parties, pour conduire la transition».
En visite lundi à Ryad, le secrétaire d’Etat John Kerry a réitéré le refus de Washington d’intervenir militairement. Il a assuré partager le même objectif avec les pays arabes : «Sauver l’Etat syrien et la mise en place d’un gouvernement de transition (...) qui puisse donner la chance au peuple de Syrie de choisir son avenir». Il a répété que M. al-Assad ne pouvait pas en faire partie, un scénario que refuse catégoriquement le président syrien, soutenu par Moscou.

AFP
Mercredi 6 Novembre 2013

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