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Assad prévient que la guerre sera encore longue

L’opposition s’oppose à la participation de l’Iran à la conférence de Genève




Assad prévient que la guerre sera encore longue
Le président syrien Bachar al-Assad a prévenu dans une interview exclusive à l'AFP que la guerre contre les rebelles serait encore longue et annoncé qu'il y avait de "fortes chances" qu'il se porte candidat à un nouveau mandat lors de la présidentielle prévue en juin, au moment où l'opposition exige que la conférence de Genève II aboutisse à son départ.
"Je considère que rien n'empêche que je me porte candidat (?) et si l'opinion le souhaite, je n'hésiterai pas une seconde à le faire. Bref, on peut dire qu'il y a de fortes chances que je me porte candidat", a déclaré M. Assad pendant l'entretien réalisé dimanche au palais du Peuple à Damas, trois jours avant la conférence internationale qui s'ouvre mercredi en Suisse.
Le président syrien a également déclaré lors de cette interview que la lutte contre le "terrorisme" devait être le principal objectif de la conférence de Genève II et que la guerre contre les rebelles serait encore longue, même si des progrès avaient été réalisés dans "la lutte" contre la rébellion.
"Nous pouvons dire que nous réalisons des progrès dans la lutte antiterroriste, mais cela ne signifie pas que la victoire est imminente. Ce genre de bataille est compliqué, elle n'est pas facile et demande beaucoup de temps", a-t-il dit, rejetant toute distinction entre rebelles et jihadistes qui se livrent une guerre sans merci.  Bachar al-Assad a en outre accusé la France d'être devenue un pays "vassal" du Qatar et de l'Arabie Saoudite en échange des "pétrodollars".
"La France est devenue un pays vassal qui exécute la politique du Qatar et de l'Arabie Saoudite. Comment les pétrodollars peuvent-ils pousser certains responsables occidentaux, notamment en France, à échanger les principes de la Révolution française pour quelques milliards de dollars?".
La participation de l'Iran à la Conférence de Genève II est conditionnée à l'acceptation de l'établissement d'un gouvernement transitoire en Syrie, doté de tous les pouvoirs exécutifs, a indiqué, lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
L'opposition syrienne a menacé lundi de retirer sa participation à la conférence de paix de Genève II si l'invitation à la table des négociations lancée à l'Iran par l'ONU était maintenue.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon avait annoncé avoir lancé cette invitation à l'Iran à l'issue de discussions intenses avec le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif.

Mardi 21 Janvier 2014

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