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Arrêter de fumer n’augmente pas la dépression et l’anxiété

Haro sur toutes les idées reçues !




Arrêter de fumer n’augmente  pas la dépression et l’anxiété
Une bonne nouvelle pour les fumeurs. Loin des clichés établis et des stéréotypes, arrêter de fumer n’augmente pas la dépression et l’anxiété. C’est ce qui ressort d’une étude britannique publiée récemment dans le British Medical Journal. Bien au contraire, les scientifiques indiquent que le sevrage tabagique entraîne un  bien-être mental « équivalent à celui d’antidépresseurs utilisés dans le traitement de l’anxiété ou des troubles de l’humeur ». 
Voilà qui en encouragerait normalement plus d’un. En tout cas, Driss, un fumeur invétéré, semble fort intéressé. « Il y a plus de dix ans que je fume. A maintes reprises, l’idée  d’arrêter me taraude l’esprit mais je n’arrive pas à franchir le pas de peur d’avoir des sautes d’humeur  et de me sentir mal». Et de poursuivre : « Là, je prendrai sur moi-même et je dois faire preuve de plus de détermination ». Un exemple à suivre de par les résultats obtenus. En effet, en comparant 26 études, Gemma Taylor, coordinatrice de l’étude et chercheur à l’Université de Birmingham et son équipe ont établi qu’après quelques semaines d’arrêt, les signes du manque de nicotine disparaissent. Mieux encore, les fumeurs qui avaient réussi à arrêter de fumer étaient moins déprimés, moins anxieux et plus optimistes que ceux qui avaient repris la cigarette. 
Par ailleurs, Mme Taylor va plus loin en expliquant que «lorsqu’un fumeur n’a pas fumé pendant un moment, il est anxieux et stressé ; il pense que c’est la cigarette qui va le soulager, qu’elle va lui être bénéfique. Beaucoup de fumeurs ont peur de perdre le soutien psychologique qu’est, à leurs yeux, la cigarette s’ils l’abandonnent». Or, c’est la cigarette, et notamment le manque de nicotine, qui provoque ces effets négatifs. L’une des études exploitées par les auteurs, celle effectuée par une équipe japonaise publiée en 2007, montre qu’après trois semaines d’arrêt du tabac, le nombre de récepteurs nicotiniques présents dans le cerveau des fumeurs chroniques revient au même niveau que celui des non-fumeurs. En effet, un consommateur régulier possède en moyenne 50% de récepteurs nicotiniques de plus par rapport à un non-fumeur. Ce retour à la normal semble permettre aux symptômes du manque de diminuer. . 
Les résultats d’une telle étude pourraient avoir de grands impacts au Maroc où le tabagisme est un vrai fléau. D’après le site de la Fondation Lalla Salma, on estime la prévalence du tabagisme à 18% chez les Marocains âgés de 15 ans et plus, à savoir 31,5% des hommes et 3,3% des femmes. Près de 41% de la population sont concernés par le tabagisme passif. A ce rythme, les ravages de la maladie sont très importants. 90% des cancers du poumon sont dus au tabac. Celui-ci serait également responsable de 25% des insuffisances coronaires dont l’infarctus.  
Appel à  tous les fumeurs invétérés : que la cigarette que vous tenez entre les doigts soit la dernière. Il y va de votre vie .

M.N
Jeudi 20 Février 2014

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