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Arrestation en Espagne de deux imams contrefacteurs

19 Marocains soupçonnés d’appartenance à un réseau d’imitation de grandes marques




Arrestation en Espagne de deux imams contrefacteurs
La police espagnole a démantelé la fin de la semaine dernière un grand réseau de contrefaçon dont les dirigeants sont marocains à l’issue d’une investigation policière qui a duré une année avec la collaboration des autorités portugaises, selon l’agence espagnole Europa Press.  Parmi les 99 personnes inculpées dans cette affaire, deux imams marocains : le premier à la mosquée Ourense (dans la région de la Galicie) et le deuxième à la mosquée de Xinzo de Limia dans la même province (Ourense).
Lors d’un point de presse organisé vendredi dernier, le directeur général de la police, Ignacio Cosidó, a affirmé que ce réseau a pu commercialiser 235 tonnes de vêtements contrefaits en Espagne, pour une valeur d’environ 5 millions d’euros.
Selon la même source, ce réseau disposait d’ateliers au Portugal et commercialisait ses produits en Espagne. 
Les produits contrefaits sont acheminés depuis  Xinzo de Limia au Portugal par des fourgonnettes appartenant à une famille qui fait l’objet d’enquêtes ou à des fabricants portugais. Selon la police espagnole, Xinzo de Limia constitue le point de ralliement des membres du réseau de distribution de la marchandise à travers toute l’Espagne. Les autorités espagnoles ont mobilisé plus de 100 agents de police dans cette opération dénommée «Laico» qui s’est soldée par l’arrestation de 99 personnes : 19 Marocains, 37 Sénégalais, 34 Portugais et 9 Espagnols. 
La police espagnole pense que  l’imam marocain de la mosquée de Xinzo de Limia est l’un des chefs de ce réseau, et que sa mosquée a reçu des dons de ce réseau avoisinant 100.000 euros. Par contre, l’imam d’Ourense n’a pas été arrêté lors de l’opération policière, mais quelques jours après son retour de voyage à Tanger. Son nom apparaît dans les comptes bancaires utilisés par le réseau et la police le soupçonne d’avoir participé au blanchiment d’argent. Pour blanchir l’argent provenant de cette activité illicite, les dirigeants de ce réseau ont utilisé des entreprises fictives en recourant au système dit de la «Hawala» (mandat d’un genre particulier). 
Selon une dépêche de l’AFP citant un communiqué de presse du ministère de l’Intérieur espagnol, «une partie des revenus de ce trafic était cachée avec des cartes bancaires et d’autres documents appartenant au réseau, dans les mosquées d’Ourense et de Xinzo de Limia». 
La police a fouillé 117 lieux à travers le pays dont les deux mosquées en question, et ce dans le cadre de l’enquête qu’elle a diligentée en septembre 2012.

T.M
Lundi 30 Décembre 2013

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