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Arnold Schwarzenegger pourrait revenir au cinéma




Alors qu'Arnold Schwarzenegger quitte aujourd’hui  son poste de gouverneur de la Californie, le magazine Variety, spécialisé dans le cinéma, a interviewé le Governator sur ses projets de vie.
Pour l'instant, Arnold envisage d'écrire des livres, de prononcer des discours lors de conférences, et de continuer son travail pour l'environnement. Mais ce n'est pas tout, puisqu'il garde dans ses options celle de tourner de nouveaux films, citant Fred Thompson comme exemple de personne conciliant les deux mondes (politique et cinéma), un homme politique américain qui a notamment été à la fois –et au même moment!– sénateur du Tenessee et acteur dans New York, police judiciaire.
Comme Fred Thompson, le gouverneur a allié ses deux passions professionnelles lors de son apparition dans Expendables: Unité spéciale, le film de Sylvester Stallone sorti en 2010, et il n'a aucun trac à l'idée d'un jour revenir sur grand écran de façon plus régulière: «C'est comme faire du vélo, ou skier. On s'y met et on a l'impression d'avoir arrêté seulement la veille».
Le Guardian s'interroge sur un tel retour de l'acteur, notant que depuis qu'il s'est éloigné du milieu, aucune autre star n'a émergé pour prendre la place qu'il a gagnée dans les films d'action dans les années 80 et 90:
Mais à 63 ans, il pourrait avoir du mal à retrouver son statut. D'un autre côté, Expendables: Unité Spéciale, mené par un Stallone de 64 ans avec des stars plus jeunes dans les seconds rôles, s'est retrouvé être l'un des films d'action les plus à succès de l'an dernier. On a déjà vu plus étrange.
Le bilan de son action politique ne lui est pas très favorable (faible taux de soutien des Californiens, chiffres du chômage et de la dette élevés), sauf peut-être en ce qui concerne le cinéma, justement: il a favorisé l'arrivée d'un programme d'incitations fiscales pour les producteurs de films et programmes télévisés à la hauteur de 500 millions de dollars (374 millions d'euros) sur cinq ans. Les exemples de films bénéficiaires du programme donnés par Variety ne nous convainquent pas de son bien fondé (Burlesque, et le mauvais remake du Dîner de Cons The Dinner), mais les lobbyistes ciné ont apprécié.
Arnold Schwarzenegger aura dû lutter pour convaincre les responsables politiques californiens de l'intérêt de cette aide, à cause de son image d'acteur, qui l'a desservi: «C'était presque impossible. Pendant des années, aucun des deux partis n'était intéressé. Les Démocrates disaient : "Il faudra me passer sur le corps, parce que qu'est-ce que je vais dire aux SDF? Que je n'ai pas d'argent pour eux mais que j'en ai pour les producteurs hollywoodiens? Je ne peux pas faire ça". Et les Républicains disaient : "Bien sûr que je suis intéressé par les incitations fiscales. Mais l'industrie en a besoin. Les usines en ont besoin [...] pourquoi est-ce que je choisirais Hollywood, juste parce que vous êtes un acteur? Je ne pense pas que ça soit juste».


Slate.fr
Lundi 3 Janvier 2011

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