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Après une régression de 3% au deuxième trimestre 2009 : Le secteur de l'énergie pâtit du marasme économique




Après une régression de 3% au deuxième trimestre 2009 : Le secteur de l'énergie pâtit du marasme économique
L'incertitude plane sur le secteur de l'énergie. Le ralentissement, qui se poursuit dans les différents compartiments du secteur, s'explique essentiellement par la faiblesse de la demande, suite à une réduction importante des activités des industries locales, mais aussi par d'autres facteurs en relation avec la réduction sensible de l'activité de raffinage.
Dans sa note de conjoncture trimestrielle, l'INAC (Institut national d'analyse de la conjoncture), relevant du Haut commissariat au Plan, constate que le redressement des activités énergétiques pourrait s'annoncer plus long.
Les conjoncturistes de l'INAC ont relevé que les activités énergétiques ont été peu dynamiques au deuxième trimestre 2009, affichant une régression de 3%, en variation trimestrielle, après une hausse de 4,5% un trimestre plus tôt. Aux yeux des analystes de l'INAC, l'activité du secteur a commencé à s'essouffler cinq trimestres auparavant. Le ralentissement est apparu nettement à fin 2008. Au premier trimestre 2009, une amélioration de l'activité laissait entrevoir une sortie du secteur de sa phase de ralentissement conjoncturel. En fait, le sursaut de la production n'a été que temporaire et le redressement des activités énergétiques pourrait s'annoncer plus long.
Même si l'environnement international des activités énergétiques a été plus porteur, au deuxième trimestre 2009 (avec un pétrole à 59 $/baril, en baisse d'environ 39,6% par rapport à son niveau des quatre derniers trimestres), l'activité n'a pas su tirer profit.
Les volumes du pétrole brut importés se sont, à l'inverse, infléchis de 3,3% par rapport au premier trimestre 2009. Il en a résulté une réduction plus importante des activités des industries locales de raffinage (-15%, au cours de la même période, après -8% un trimestre auparavant). Il faudrait, cependant, noter que depuis le deuxième trimestre 2008, la production du pétrole raffiné s'est nettement repliée, se détachant de plus en plus de son potentiel productif. Si, globalement, l'escalade des prix des matières premières a conduit les industries locales de raffinage à diminuer sensiblement leur rythme d'activité au cours des trois dernières années (2005-2008), l'arrêt de production du gasoil ordinaire, jugé plus polluant, conjugué à une demande locale peu vigoureuse, semblent être les principaux facteurs explicatifs de poursuite du marasme des activités de raffinage, au cours de la première moitié de 2009, note l'INAC.
Les conjoncturistes du HCP estiment que la situation des activités de raffinage serait encore fragile au troisième trimestre 2009. Les enquêtes de conjoncture montrent une relative amélioration des perspectives de production de la branche, sans toutefois, dépasser leur moyenne de long terme. A partir du quatrième trimestre 2009, l'activité pourrait connaître un mouvement sensible de reprise, profitant de l'effet d'ajustement mécanique, mais également, en raison de l'accélération de la production du gasoil 50 ppm, ayant été prévue à partir du mois d'octobre 2009.
Cela dit, les analystes de l'INAC estiment que dans cette ambiance d'incertitude et d'évolution divergente, l'appréciation des tendances futures de la branche devient un exercice délicat.


 Net repli de la production d'électricité

Les perspectives de croissance pour les activités électriques s'annoncent peu favorables sur le court terme. Le ralentissement de leur production, enclenché depuis le troisième trimestre 2005, semble avoir perduré au cours de la première moitié de 2009, en dépit d'un sursaut enregistré au premier trimestre. Au second semestre 2009, les principaux facteurs éventuels du rebond de la production électrique pourraient s'épuiser progressivement. Le retour à la hausse des prix du charbon (+2%, au troisième trimestre 2009, en variation trimestrielle) maintiendrait la croissance des activités des centrales concessionnelles à un rythme modéré, alors que la production des unités hydrauliques afficherait un retour au rythme normal, pâtissant de la réduction de l'excédent pluviométrique. Seule l'activité des centrales thermiques à base de carburants pourrait connaître un mouvement de relance, en ligne avec l'accélération des activités de raffinage. Globalement, les signaux perceptibles actuellement n'indiquent pas un rétablissement rapide des activités électriques, d'autant plus que les importations ont continué leur mouvement haussier, après s'être déjà accrues de 25% au deuxième trimestre 2009.

Achir Karim
Jeudi 26 Novembre 2009

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