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Après les hydrocarbures, c’est le tour des fonctionnaires : Le gouvernement Benkirane tire sur tout ce qui bouge




Après les hydrocarbures, c’est le tour des fonctionnaires : Le gouvernement Benkirane tire sur tout ce qui bouge
Après la décision très controversée d’augmenter le prix du carburant le mois dernier, le gouvernement Benkirane compte s’attaquer à une autre cible : les fonctionnaires. Il a manifestement l’intention de frapper là où ça fait le plus mal : les primes, quand primes il y a. C’est en tout cas ce que promet le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Mohamed Najib Boulif.
Il a précisé dans une déclaration à la radio nationale que cette décision s’inscrira «dans le cadre de rationaliser les dépenses publiques selon des critères précis, basés sur la productivité et le mérite».
Le ministre a, à cet égard, expliqué qu'il s'agit «de mesures prises par l'Etat dans le cadre de la rationalisation de ses dépenses», estimant que cette initiative «permettra au Trésor de l'Etat d'économiser près de 5 milliards de dirhams, l'année en cours», rapporte l’agence MAP.
 La décision du gouvernement est «claire» et vient renforcer son orientation en la matière notamment depuis l'augmentation des prix des hydrocarbures.
Il va de soi que cette déclaration du ministre PJD s’inscrit dans le cadre de la polémique suscitée par «les importantes primes» perçues par certains fonctionnaires. Quelques questions brûlantes demeurent. Comment cette mesure va-t-elle être appliquée? Concernera-t-elle les hauts fonctionnaires et les partons des entreprises publiques et semi-publiques ou tous les fonctionnaires?
De plus, ne sera-t-il pas utile de mettre en place des critères clairs et objectifs pour évaluer la productivité des fonctionnaires et que ces critères soient appliqués à toutes les administrations et les entreprises publiques et semi-publiques étant entendu que la notion de productivité est presque inexistante au sein de l’administration marocaine?
Ne faudra-t-il pas, enfin, mettre à plat tout le système de gouvernance de l’administration et des établissements publics et semi-publics, lequel est basé essentiellement sur les relations patrimoniales, et de le remplacer par un système rationnel basé sur la compétence et l’obligation de rendre des comptes ?
Il faut rappeler dans ce cas la demande faite par le bureau national du Syndicat démocratique des Finances (SNDF) affilié à la FDT, au ministre de l’Economie et des Finances d’effectuer un audit du compte N° 04-22 relevant de la Trésorerie générale du Royaume pour «enquêter sur les commissions et privilèges» dont avaient bénéficié l’actuel trésorier et son prédécesseur. Il a, en outre, appelé à activer la commission technique pour la réforme du système des commissions en vue de mettre en place un système équitable et transparent fondé sur des critères objectifs de compétence et de rentabilité.
 
 
 


M.T.
Samedi 21 Juillet 2012

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