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Après les critiques russes sur les victimes civiles : Amnesty épingle l’Otan sur ses frappes en Libye




L’Otan n’a pas correctement enquêté sur les victimes civiles de sa campagne de bombardements aériens en Libye, estime Amnesty International dans un rapport publié lundi sur «les victimes oubliées des frappes de l’Otan».
En écho à des critiques similaires émanant de la Russie, l’organisation de défense des droits de l’Homme souligne que des dizaines de Libyens qui n’étaient pas impliqués dans la guerre contre le régime de Mouammar Kadhafi ont été tués ou blessés par les bombes de l’Otan.
«Les responsables de l’Otan ont souligné à maintes reprises leur engagement à protéger les civils. Ils ne peuvent aujourd’hui balayer les décès de dizaines de civils par de vagues déclarations sur leur regret sans enquêter convenablement sur ces incidents meurtriers», écrit Donatella Rovera, conseillère d’Amnesty chargée des situations de crise, dans un communiqué.
Ces enquêtes, estime Amnesty, devraient déterminer si des décès de civils ont résulté d’une violation des règles du droit international et, partant, si des responsabilités doivent être établies et soumises à des procédures judiciaires.
Agissant dans le cadre légal fourni en mars 2011 par la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, l’Otan a pris le commandement des opérations alliées en Libye le 31 mars 2011. Le mandat de l’Onu visait à protéger les populations civiles des attaques de l’armée libyenne et à imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye.
Au total, les forces de l’Otan, dont les opérations se sont achevées le 31 octobre, ont procédé à quelque 26.000 sorties aériennes, dont 9.600 opérations de combat.
Dans un rapport publié au début du mois, des enquêteurs du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu soulignent que les forces de l’Alliance atlantique ont été responsables de pertes civiles en Libye malgré les «précautions considérables» prises pour tenter de les éviter.
Amnesty convient que «dans la quête de ses objectifs militaires, l’Otan semble avoir produit des efforts significatifs pour minimiser le risque d’occasionner des victimes civiles, y compris par son recours à des munitions à guidage de précision et dans certains cas en menant des frappes nocturnes après avoir diffusé des avertissements aux habitants des zones visées».
Mais ces précautions, ajoute Amnesty, n’exonèrent pas l’Otan de la nécessité d’enquêter sur tout incident meurtrier et d’indemniser les victimes ou leurs familles.

Reuters
Lundi 19 Mars 2012

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