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Après le port du brassard, bientôt la grève illimitée : La grogne s’accentue à l’ONCF




Après le port du brassard, bientôt la grève illimitée : La grogne s’accentue à l’ONCF
Port de brassard ouvert, sit-in quotidiens et menace de grève illimitée. La grogne à l’Office national des chemins de fer (ONCF) est à son pic. Le bras de fer entre le personnel lésé et l’administration se poursuit sous  d’autres formes. Lors  d’attendre la révision de leur situation sociale au sein de l’un des offices les plus importants et les plus rentables, le personnel est passé à l’acte. Surtout «que l’administration ne cesse de négliger nos revendications et refuse d’appliquer la réglementation en vigueur dans la gestion des ressources humaines. C’est pourquoi nous avons agi ainsi (port de brassard),  pour faire aboutir nos revendications sans provoquer des pertes financières à l’Office en observant une série de grèves», nous a affirmé un syndicaliste dans une gare de la métropole. «Mais cela ne tardera pas à venir, car nous comptons hausser davantage le ton si l’administration poursuit sa politique de l’autruche. Il est inacceptable que le management ne fournisse aucun effort pour améliorer la  situation administrative et financière  du personnel », surenchérit une autre syndicaliste. Mais que se passe-t-il exactement à l’ONCF? Et que revendiquent les syndicalistes? La situation est-elle si grave que la grogne monte soudainement d‘un cran?
D’après les communiqués des syndicalistes, il paraît qua ça va mal à l’Office. Le personnel semble être marginalisé à tel point que ses revendications commencent par ses droits les plus élémentaires. La situation est grave : «Aucun plan de carrière, les augmentations des salaires se font de plus en plus rares même pour les plus anciens, les conditions des retraités sont dérisoires, plus de primes sur le rendement, les œuvres sociales se limitent au b.a-ba pour les plus chanceux, etc.», résume le cahier revendicatif des syndicalistes. Et d’ajouter que le dialogue entre les syndicalistes et l’administration est dans l’impasse. Ouvertes depuis plus d’un an, «les discussions entre les deux parties n’avancent guère. Que des promesses en l’air et des menaces de licenciements abusifs contre les syndicalistes. L’administration nous menace également de déduire les jours de grève de nos salaires. D’où le port de brassard ouvert, en premier lieu», nous affirme un responsable local, furieux. Celui-ci, promu au poste de responsable depuis trois ans, attend toujours la révision de son salaire. Il attend également l’amélioration de son statut. Il n’a pas encore droit aux primes de responsabilité. Pire : «Je n’ai pas le droit de le réclamer de peur de la punition administrative qui a été lourde pour un bon nombre de mes collègues à cause de  leur militantisme syndical. Ce qui est illégal puisque la loi en vigueur nous l’accorde», dit-il. Son collègue, responsable dans une grande gare à la métropole, a préféré évoquer «un autre aspect inhumain auquel s’attend chaque employé de l’ONCF, celui des conditions de retraite. Misérable celui qui part en retraite à l’ONCF. En plus de son état physique usé par de longues heures supplémentaires pour lesquelles il n’est même pas remboursé, la pension de retraite est misérable. La prime de départ n’est pas en reste».
Face à cette situation sociale, les syndicalistes revendiquent entre autres, la révision immédiate de leur salaire, la promotion interne sur la base des compétences et du rendement, l’attribution des primes de responsabilité aux responsables promus depuis trois ans, le remboursement des heures supplémentaires, l’amélioration de la prime de départ à la retraite et la revalorisation des services sociaux des cheminots. 

Rida ADDAM
Mardi 5 Avril 2011

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