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Après la gifle, la Roja a mal au crâne




Après la gifle, la Roja  a mal au crâne
Visages fermés et traits tirés en conférence de presse: les joueurs espagnols se sont réveillés samedi avec un mal de crâne bien compréhensible après la débâcle face aux Pays-Bas (5-1) au Mondial, même si le sélectionneur Vicente del Bosque a choisi de positiver.
De retour au camp de base de Curitiba, Sergio Ramos et Jordi Alba ont été missionnés pour s'exprimer devant les médias. Pas un sourire, le front soucieux, les deux défenseurs paraissent encore meurtris par l'ampleur de la gifle.
"Il est clair que cette nuit, ça a été dur de dormir, admet Ramos. C'est dur d'arrêter de penser à ce qui s'est passé hier. Cela nous oblige à tourner rapidement la page."
Le visage maussade du défenseur du Real Madrid contraste avec une large photo fixée au mur de la salle de presse: on l'y voit, euphorique, bondir sur ses partenaires après un but - cruel rappel de temps beaucoup plus joyeux pour l'Espagne.
La comparution devant les médias est inhabituellement longue, plus d'une demi-heure: Ramos et Jordi Alba sont venus pour panser les plaies et expliquer à l'opinion publique que non, l'âge d'or de l'Espagne n'est pas encore fini.
Pour Ramos, juger que la Roja, victorieuse de l'Euro-2008, du Mondial-2010 et de l'Euro-2012, puisse être en "fin de cycle" serait une "vraie folie".
"Le propre de ce groupe est d'avoir toujours su relever la tête, assure-t-il. Nous ne pouvons pas devenir fous, c'est seulement un mauvais match de tout le monde face à un grand adversaire."
Non, les joueurs ne sont pas abattus, explique-t-il en substance. Oui, tout reste ouvert, comme après la défaite inaugurale contre la Suisse il y a quatre ans en Afrique du Sud (0-1), qui avait été suivie de six victoires consécutives jusqu'au titre suprême.
 
Un signal de normalité 
 
Mais pour se qualifier pour les huitièmes de finale, il faudra se ressaisir contre le Chili mercredi et Alba comme Ramos appellent à resserrer les rangs.
"Le vestiaire est plus uni que jamais", assure le Madrilène. "L'équipe est plus unie qu'elle ne l'a jamais été", reprend en chœur le Barcelonais. Les deux défenseurs, qui s'affrontent à longueur de saison avec le Real et le Barça, jouent la carte de l'union sacrée.
Vendredi soir, après le match, les joueurs ont eu une discussion, raconte Ramos: "C'est normal. C'est bien que les gens donnent leur avis et qu'on tire des conclusions de ce qui s'est passé hier."
Samedi, au "Centro de treinamento do Caju", îlot de verdure qui accueille habituellement l'Atletico Paranaense, les Espagnols reprennent l'entraînement, l'esprit déjà tourné vers le Chili.
Séance très légère au menu: les titulaires de la veille, l'air sombre, se contentent de trottiner sur le terrain d'entraînement pendant que les remplaçants jouent un petit match à cinq contre cinq.
Avant la séance, on a vu Vicente del Bosque s'asseoir et échanger quelques minutes avec Xavi et Iker Casillas, deux de ses cadres. L'heure est à la mobilisation, même si le technicien, qui a donné une conférence de presse improvisée pour "envoyer un signal de normalité" en ces temps de doute, choisit de se montrer confiant pour la suite. 
Pas de huis clos, pas de discours à la Churchill. Simplement les rituels habituels, avec l'assurance que cette équipe puisera dans son immense expérience les ressources pour relever la tête.
"Je crois que la normalité est ce qu'il y a de mieux. Il faut montrer de la modération dans la victoire comme dans la défaite. Cela reste un sport et nous avons une nouvelle opportunité devant nous", dit Del Bosque, souriant parfois sous sa moustache. L'Espagne en a vu d'autres, assure-t-il. L'Espagne est encore l'Espagne. 

Lundi 16 Juin 2014

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