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Après l’adoption du plan d’austérité : Papandréou justifie son choix




Après l’adoption du plan d’austérité : Papandréou justifie son choix
La décision d'adopter un plan d'austérité sur quatre ans en Grèce était «douloureuse», mais «socialement nécessaire» pour procéder à de «profondes réformes», a indiqué vendredi le Premier ministre grec, Georges Papandréou, devant l'Internationale socialiste.
«Nous avons pris des décisions difficiles, des décisions patriotiques, socialement nécessaires pour sauver les salaires (...) et éviter la faillite des petites et moyennes entreprises», a indiqué M. Papandréou lors de l'ouverture d'une conférence de deux jours de l'Internationale socialiste (IS) qu'il préside, à Vouliagméni, une station balnéaire près d'Athènes.
Ces décisions sont «douloureuses mais donnent à la Grèce le temps et l'espoir pour réaliser de vraies et profondes réformes», a-t-il dit.
Les députés grecs ont adopté jeudi le deuxième volet du plan d'austérité, ouvrant la voie au versement de la prochaine tranche de l'aide internationale pour sauver la Grèce de la faillite.
Comme la veille, 155 députés - sur 300 - ont voté en faveur du plan d'austérité de 28 milliards d'euros sur cinq ans, élaboré par Athènes avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).
Ce second texte portait sur les modalités d'application des mesures d'économie adoptées la veille. Les deux votes étaient impératifs avant l'Eurogroupe de demain, où les pays de la zone euro devraient valider le versement de 12 milliards d'euros d'aide à la Grèce prévus par le plan d'aide conclu en mai 2010. Le FMI devrait en faire de même le 5 juillet.
Ils vont aussi accélérer le chantier d'un deuxième plan d'aide à la Grèce qui pourrait être d'un montant équivalent au premier, soit 110 milliards d'euros, a dit la semaine passée le Premier ministre grec George Papandréou.
Ces mesures d'austérité s'articulent autour d'une hausse des prélèvements obligatoires, une réduction des dépenses publiques et une vague de privatisations.
Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ont également salué ce vote.
«Dans des circonstances très difficiles, c'est un nouvel acte de responsabilité nationale (...) Nous réitérons notre soutien indéfectible et notre solidarité avec le peuple grec, nous sommes confiants dans son futur», ont-ils dit dans un communiqué.
Des violences ont éclaté mardi et mercredi lors des manifestations contre l'austérité dans le centre d'Athènes.
Jeudi, les équipes de la voirie ont nettoyé les rues jonchées de blocs de pierre et de verres brisées.
Des affrontements entre policiers et manifestants ont eu lieu aux premières heures de jeudi et l'odeur désagréable des gaz lacrymogènes flottait encore sur les lieux, mais le centre de la capitale était calme dans l'après-midi.
Durant les débats au Parlement, les deux camps se sont renvoyé la responsabilité des événements de la veille et se sont alarmés des répercussions économiques, notamment sur l'industrie du tourisme. La police a été accusée d'avoir encouragé la violence.

AFP et REUTERS
Samedi 2 Juillet 2011

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