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Après Bolt, le déluge et le grand spectacle




Au lendemain du triomphe d'Usain Bolt, l'athlétisme a offert aux JO une nouvelle soirée d'anthologie. Sur une piste détrempée, David Rudisha a conservé le titre olympique du 800 m puis le Brésilien Thiago Braz a créé la sensation en saut à la perche.
Un soir de pluie... "L'Eclair" Usain Bolt est venu chercher sa troisième médaille d'or du 100 m entre deux averses dimanche. Vingt-quatre heures après cet exploit, il ne restait presque rien de l'incroyable ambiance qui avait accompagné sa première marche vers le "triple-triple", cet enchaînement 100 m-200 m-4x100 m déjà accompli à Pékin en 2008 et à Londres quatre ans plus tard.
Les tribunes étaient clairsemées, l'ambiance humide et la piste glissante. Digne d'un meeting de deuxième zone.
Qu'importe les conditions... Des monstres de l'athlétisme patientaient dans les coursives. D'abord le Kenyan David Rudisha, reconnaissable à sa foulée de géant. Il a su dompter ces conditions particulières. Profitant d'un départ "kamikaze" de son compatriote Kipketer, il s'est appuyé sur ses grandes enjambées pour placer une accélération dans le "deuxième 400".
Certes loin de son record du monde qui avait accompagné le titre de 2012, Rudisha s'est imposé en 1 min 42 sec 15 devant l'Algérien Taoufik Makhloufi et le jeune Américain Clayton Murphy.
Et puis, la soirée a basculé dans l'irrationnel. D'abord avec la Bahaméenne Shaunae Miller, qui... plongea sur la ligne pour arracher la victoire à l'arrivée du 400 m et priver l'Américaine Allyson Felix d'une 5e médaille d'or olympique.
Cette victoire a ouvert la voie à la colossale surprise en saut à la perche. Le Français Renaud Lavillenie, qui venait de franchir 5,98 m, s'avançait vers un deuxième titre consécutif.
Son seul adversaire ? Le Brésilien Thiago Braz, avec pour tout record personnel un "modeste" 5,93 m. Pas de quoi inquiéter le détenteur du record du monde (6,16 m).
Et soudain, un moment de magie. Un saut venu d'ailleurs propulse Braz à 6,03 m. Alors l'ambiance se réchauffe. Le stade olympique se donne des airs de Maracana. Sous les huées, Lavillenie échoue à 6,08 m. Et le Brésil s'offre une deuxième médaille d'or depuis le début des Jeux. La plus inattendue de toutes !
Cette soirée vraiment particulière avait été précédée d'un exploit dans la matinée. Quand la Polonaise Anita Wlodarczyk avait assorti son titre olympique au lancer du marteau d'un nouveau record du monde (82,29 m). Agée de 31 ans, elle est la seule femme à avoir franchi la barre des 80 m dans l'histoire.
Il s'agit du troisième record du monde battu dans les épreuves d'athlétisme, après ceux du 10.000 m dames par l'Ethiopienne Almaz Ayana et du 400 m messieurs par le Sud-Africain Wayde Van Niekerk.
En revanche, la course aux records a perdu une participante de marque... La gymnaste américaine Simone Biles a perdu son pari de décrocher 5 médailles d'or. Championne olympique par équipes, du Concours général et du saut, elle n'a terminé que 3e à la poutre.
Biles peut quand même décrocher un quadruplé en or si elle remporte la finale du sol mardi, dont elle est la grande favorite. Elle égalerait ainsi le record de titres en un tournoi olympique codétenu par la Soviétique Larissa Latynina (1956), la Tchécoslovaque Vera Caslavska (1968) et la Roumaine Ecaterina Szabo (1984).
Usain Bolt lui aussi s'apprête à écrire une page d'histoire. Deux jours après son triomphe sur 100 m, il revient en piste mardi pour les séries du 200 m, avant la finale programmée jeudi. Hasard de la programmation, Usain Bolt, présenté comme le "sauveur" de l'athlétisme, gangréné par les affaires et le dopage, revient en scène alors qu'apparaît Darya Klishina.
Acceptée à titre exceptionnel puis expulsée par la Fédération internationale (IAAF) et enfin réintégrée, sur injonction du Tribunal arbitral du sport (TAS)... Darya Klishina, unique Russe présente dans les épreuves d'athlétisme, a finalement été autorisée lundi matin à participer aux JO.
Au centre de cet imbroglio, le dopage généralisé qui a entraîné l'exclusion de 67 athlètes russes des Jeux par l'IAAF le 10 juillet. D'abord épargnée, car résidant aux Etats-Unis où elle se soumet aux contrôles antidopage, Klishina a été exclue samedi. Puis réintégrée lundi. Pas idéal pour aborder les JO.
"Il n'y a aucun doute à avoir, Darya est propre", a garanti son avocat Paul Greene.

Mercredi 17 Août 2016

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