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Appel à la mobilisation et à l’instauration d’un programme de grande envergure : Le Conseil économique et social vole au secours des jeunes chômeurs




Appel à la mobilisation et à l’instauration d’un programme de grande envergure : Le Conseil économique et social vole au secours des jeunes chômeurs
Le Conseil économique et social a présenté lors d’une conférence de presse tenue à Rabat le rapport sur l’emploi des jeunes. Plusieurs mesures ont été proposées et tentent d’apporter un début de réponse aux problèmes soulevés. Elles se rapportent, entre autres, à la régulation du marché du travail, à  l’action sur l’offre et l’emploi et à l’ajustement de la réglementation.
Il est indéniable que la lutte contre le chômage des jeunes demeure l’un des fondements du pacte social. Le Conseil économique et  social en a fait son cheval de bataille et la considère de ce fait comme  une priorité nationale. L’enjeu est de taille et la préparation du rapport a nécessité dix mois de travaux et 51 auditions de jeunes qui ont été d’une grande richesse.
Il ressort ainsi du rapport que l’emploi des jeunes au Maroc se caractérise par un taux d’activité faible ne dépassant pas 48% pour les jeunes de 15-34 ans représentant plus de la moitié des personnes en âge de travailler. Il se caractérise également par un chômage de longue durée puisque 65,8% des jeunes le sont depuis plus d’un an. Par ailleurs et selon les données disponibles, le taux de chômage augmente paradoxalement avec le niveau d’éducation et en milieu urbain ce qui confirme l’inadéquation des formations avec les besoins du monde du travail. En outre, les jeunes ont une perception encore plus pessimiste de leur situation que ne le révèlent les statistiques. Les défis majeurs que s’emploie à relever le Conseil tendent donc à réduire le chômage, à favoriser une économie créatrice d’emplois, et à améliorer l’adéquation entre formation et emploi. Le Conseil insiste également sur le fait que la promotion de l’emploi se développera autour de la consolidation de la dynamique du secteur privé.
Afin de promouvoir l’emploi et vu l’urgence de la situation, le Conseil recommande la mise en place d’un programme national de grande envergure, autour duquel une mobilisation générale de l’ensemble des acteurs et forces vives du pays devrait s’organiser. Une priorité est accordée aux catégories de jeunes les plus durement touchées par le chômage. Le dispositif proposé s’articule autour de plusieurs axes. Il s’agit tout d’abord de l’amélioration de la gouvernance du dispositif de promotion de l’emploi et le développement des services d’intermédiation. Pour ce, il faut prévoir la mise en place d’un véritable observatoire de l’emploi conçu comme une structure en réseau permettant de disposer de données nécessaires à la conception des politiques de l’emploi.
Dans le même souci, les conseils de promotion de l’emploi doivent être revus dans leurs missions et leurs compositions. La restructuration de l’ANAPEC s’impose également afin de lui permettre de faire face à ses nouvelles missions. Ensuite,  la promotion de l’auto-emploi et de la création d’entreprises sont vivement recommandées. Ce volet met l’accent sur le potentiel de création d’emploi que recèle l’initiative privée ainsi que sur les effets multiplicateurs que générerait la sortie de l’informel d’une partie de l’économie. Pour ce faire, il faudra encourager la promotion des petites et moyennes entreprises et les parrainer pour accompagner leur développement. L’emploi aidé pour les jeunes chômeurs de longue durée figure également dans ce dispositif. Dans ce cadre, il est proposé la mise en place du Contrat emploi utilité publique et sociale qui permettrait à des jeunes de bénéficier d’une expérience professionnelle au sein d’une association locale ayant une mission d’intérêt public ou social. On est en droit de se demander s’il ne s’agit pas là d’exhumer l’ancien service civil. Par ailleurs, l’amélioration de l’employabilité des jeunes constitue le dernier axe du dispositif envisagé. Dans ce cadre, le Conseil recommande de multiplier les efforts afin de renforcer les liens entre le monde de la formation et celui du travail. Les formations de courte durée sont à privilégier puisque plus demandées. Les formation en alternance entre l’entreprise et les centres de formation sont à développer  d’autant plus qu’elles s’adaptent aux situations d’abandon scolaire et peuvent constituer de ce fait une école de seconde chance.

Nezha MOUNIR
Samedi 24 Décembre 2011

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