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Anthony Hopkins De l’élève cancre à l’acteur prodige




Anthony Hopkins De l’élève cancre à l’acteur prodige




Fils unique, Hopkins est né à Margam, dans la banlieue de Port Talbot au Pays de Galles le 31 décembre 1937 de Muriel Anne et Richard Arthur Hopkins, boulanger de son état. Peu attentif à l'école et souffrant de dyslexie, il préfère peindre et dessiner, ou jouer du piano. Pour lui instiller un peu de discipline, ses parents l'envoient en 1949 à la Jones' West Monmouth Boys' School de Pontypool, où il reste cinq ans avant d'être admis à la Cowbridge Grammar School de Vale of Glamorgan.
 « J'étais nul à l'école, un vrai raté, un imbécile. J'étais antisocial et je ne m'intéressais pas aux autres… Je ne savais pas ce que je faisais là-bas. C'est pour cela que je suis devenu acteur N 1»
A 15 ans, il rencontre Richard Burton, également né à Neath Port Talbot et dont la sœur vit près de chez Hopkins. Déjà connu, Burton l'encourage à devenir un acteur, à la suite de quoi Hopkins s'inscrit au Royal Welsh College of Music & Drama de Cardiff, dont il sort diplômé en 1957. Après deux années de service militaire dans l'artillerie de la British Army, Hopkins s'installe à Londres et entre à la Royal Academy of Dramatic Art en 1960.
Hopkins fait ses premiers pas sur scène au Palace Theatre de Swansea en 1960 pour la production interne Have a Cigarette. En 1965, après cinq années de répertoire, il est repéré par Sir Laurence Olivier qui l'invite à le rejoindre au Royal National Theatre. Il en devient la doublure et le remplace notamment lorsque Olivier est atteint de l'appendicite pendant la production de The Dance of Death d'August Strindberg en 1967. Dans ses mémoires, Confessions of an Actor, Olivier écrit : « Un jeune acteur de la compagnie exceptionnellement prometteur nommé Anthony Hopkins m'a remplacé et a interprété le rôle d'Edgar comme un chat tenant une souris entre les dents ». Malgré son succès critique au National, Hopkins est fatigué de répéter les mêmes rôles et se languit d'apparaître au cinéma. Il fait ses débuts à l'écran dans l'adaptation télévisuelle de la pièce La Puce à l'oreille (A Flea in Her Ear) en 1967. L'année suivante, il décroche le rôle de Richard Cœur-de-lion dans Le Lion en hiver (The Lion in Winter) aux côtés de Peter O'Toole, Katharine Hepburn et Timothy Dalton.
Il continue de monter sur scène jusqu'à la fin des années 1980 : après de nombreuses adaptations des pièces de Shakespeare au Théâtre Old Vic ou au National Theatre, il interprète Lambert Le Roux dans Pravda et Marc Antoine dans Antoine et Cléopâtre face à Judi Dench, et il participe à la pièce Equus à Broadway. Cependant, il s'emploie surtout à se faire un nom à la télévision et au cinéma.
A la télévision britannique, il tient le rôle de Charles Dickens dans The Great Inimitable Mr. Dickens (en) (1970), de Georges Danton dans le téléfilm éponyme ou celui de Pierre Bezukhov dans la mini-série Guerre et Paix (War and Peace, 1972) adaptée du roman de Tolstoï, rôle qui lui vaut un British Academy Television Award du meilleur acteur. Déjà spécialisé dans les biopics, Hopkins interprète le Premier ministre britannique David Lloyd George dans les productions de la BBC Lloyd George et The Edwardians (1973), ainsi que le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin dans le téléfilm Victoire à Entebbé (Victory at Entebbe, 1976) sur ABC. En 1974, il s'installe aux Etats-Unis où il apparaît dans des téléfilms comme L'Affaire Charles Linbergh (The Lindbergh Kidnapping Case, 1976) dans le rôle du criminel Bruno Hauptmann, pour lequel il remporte son premier Emmy du meilleur acteur.
Au cinéma, après quelques apparitions dans des films comme Hamlet (1969) ou Les Griffes du lion (Young Winston, 1972) où il interprète également Lloyd George, Hopkins participe à Un pont trop loin (A Bridge Too Far, 1976) de Richard Attenborough. Il y interprète le lieutenant-colonel John Frost aux côtés d'acteurs majeurs du cinéma de l'époque, comme Dirk Bogarde, James Caan, Michael Caine, Sean Connery, Gene Hackman, Laurence Olivier, Robert Redford ou Maximilian Schell. L'année suivante, il tient le rôle principal du thriller fantastique Audrey Rose ainsi que celui du marionnettiste schizophrène dans Magic en 1979 où il retrouve Attenborough pour la troisième fois.
(A suivre)

Libé
Samedi 7 Septembre 2013

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