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Ansar Al Charia prévoyait une campagne d'assassinats en Tunisie

L’opposition accuse l’Exécutif de laxisme




Ansar Al Charia  prévoyait une campagne d'assassinats en Tunisie
 
Les djihadistes tunisiens d'Ansar Al Charia avaient l'intention d'assassiner plusieurs personnalités politiques pour s'emparer à terme du pouvoir et instaurer un Etat islamique, a fait savoir mercredi le ministère de l'Intérieur. 
 Le Premier ministre Ali Larayedh a annoncé mardi le classement du mouvement parmi les organisations "terroristes" pour son implication dans le meurtre de deux responsables politiques et de plusieurs militaires. 
 Il s'agit du mouvement le plus radical apparu en Tunisie depuis le renversement du président Zine Ben Ali, en 2011. 
 "Cette organisation, qui accumulait de grandes quantités d'armes, avait l'intention de semer le chaos et de créer un vide sécuritaire en assassinant avant de s'emparer du pouvoir et d'instaurer le premier émirat islamique d'Afrique du Nord", a déclaré à la presse Mustapha Ben Amor, au nom du ministère de l'Intérieur. 
 Parmi les personnalités visées figuraient Mustapha Ben Djaafar, président de l'Assemblée constituante, l'ancien ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane, Amer Larayedh, membre de la direction d'Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, ainsi que plusieurs journalistes, a-t-il précisé. 
 Ces projets ont été découverts grâce aux aveux de plusieurs dizaines de membres du mouvement placés en détention, a précisé le ministre de l'Intérieur, Lotfi Ben Jeddou. 
 Le ministre a produit vidéos, courriers électroniques et conversations via Skype montrant, selon lui, qu'Ansar Al Charia avait prêté allégeance à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ainsi qu'un organigramme du mouvement. 
 Son chef de file, Saïfallah Benahssine, connu aussi sous le nom d'Abou Iyadh, a combattu dans les rangs d'Al-Qaïda en Afghanistan. Il est recherché pour son rôle présumé dans les préparatifs de l'attaque contre l'ambassade des Etats-Unis à Tunis, en septembre 2012. 
 Lancée sous la forme d'une manifestation contre un film tournant le Prophète Mahomet en dérision, elle s'était soldée par la mort de quatre personnes.
 Ansar Al Charia est également soupçonné du meurtre des deux députés de l'opposition, en février et fin juillet, dont la mort a suscité un grand émoi en Tunisie et à l'étranger. 
 Le groupe est en outre mis en cause dans la mort, en juillet, de huit soldats envoyés au mont Châambi, à la frontière algérienne, pour traquer des maquisards djihadistes. L'aviation tunisienne a mené en août des raids pour tenter de déloger ces maquisards retranchés dans des grottes. 
 L'opposition laïque, qui réclame avec force la démission du gouvernement formé autour d'Ennahda, accuse pour sa part l'Exécutif de faire preuve de laxisme dans la lutte contre les djihadistes qui entretiennent l'insécurité. 

REUTERS
Vendredi 30 Août 2013

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