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Annulation du sommet européen de dimanche, les négociations continuent dans la zone euro







Alexis Tsipras plaidait une nouvelle fois sa cause avec l’espoir que l’Allemagne assouplisse ses positions



Les Européens de la zone euro se retrouvaient dimanche pour des réunions de la dernière chance, après l'échec la veille à trouver un début d'accord sur un plan de sauvetage de la Grèce. Le scénario d'une possible sortie du pays de la monnaie unique planant toujours.
Les ministres des Finances de la zone euro se sont donc réunis à 09h00 GMT à Bruxelles pour tenter de transmettre une base de travail constructive à leurs chefs d'Etat et de gouvernement qui devaient se rencontrer dans la foulée en un sommet exceptionnel élargi limité aux 19 Etats membres de la zone euro.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a toujours souhaité un règlement politique de cette crise, au plus haut niveau. Il pouvait une nouvelle fois plaider sa cause, en espérant que la chancelière allemande Angela Merkel se montre plus souple que son ministre des Finances, Wolfgang Schauble.
Neuf heures de réunion tendue samedi, dans un climat de défiance envers Athènes n'ont pas permis aux grands argentiers de trouver un commencement d'accord. Il n'y avait pas d'unité et certains pays, dont la puissante Allemagne, semblent prêts à éjecter la Grèce de la monnaie unique. 
La réunion avait pour objet de parvenir à un texte commun pouvant servir de point de départ à des négociations sur un nouveau plan d'aide à la Grèce, le troisième depuis 2010, en échange du programme de réformes présenté la semaine dernière par le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras aux créanciers du pays (UE et Fonds monétaire international).
Mais très vite, nombre de ministres ont invoqué un manque de confiance entre Athènes et ses partenaires empêchant de renouer le fil du dialogue, et mis en doute la volonté du gouvernement grec de mettre en œuvre un paquet de réformes substantielles. 
Une proposition allemande d'une sortie temporaire de 5 ans de la zone euro a été rendue publique, même si elle n'a pas été formellement débattue samedi selon des diplomates. 
La Finlande n’était pas en reste son Parlement chargeait son représentant de négocier une sortie de la Grèce de la zone euro. Mais ces deux pays ne sont pas les seuls écueils à un éventuel accord, tellement la défiance vis-à-vis d'Athènes semble grande. Des blocages rendent chaque fois plus plausible une sortie désordonnée de la Grèce de la monnaie unique, alors que le pays, dont les caisses sont vides, est au bord de l'effondrement financier, que son économie sombre peu à peu et que ses banques sont fermées depuis le 29 juin.
Les aides ne pourraient se concrétiser qu'au prix de réformes difficiles et impopulaires, les dernières propositions du gouvernement, qui incluent une hausse de la TVA, une réforme des retraites et un plan de privatisations, étant très proches des mesures massivement rejetées par les électeurs grecs lors du référendum du 5 juillet.

Lundi 13 Juillet 2015

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