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Annonce en a été faite par Jamal Rhmani : Train de mesures pour booster l’emploi




Jamal Rhmani compte terminer en beauté son passage au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il vient d’annoncer deux nouvelles mesures pour booster l’emploi des jeunes, notamment ceux qui sont titulaires de diplômes de formation générale, fortement touchés par le chômage, et ce en les aidant à intégrer directement les entreprises.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, tenue le 29 septembre à Casablanca, M. Rhmani a indiqué qu’une convention entre le gouvernement et la CGEM signée le 24 mai dernier a donné naissance à deux nouveaux dispositifs qui visent à améliorer l’employabilité des jeunes. Il s’agit du dispositif de formation insertion (PCE) dont l’objectif est d’assurer la couverture sociale des bénéficiaires des contrats de formation-insertion, à travers la prise en charge  par l’Etat  de 12 mois de cotisations à la CNSS en cas de basculement vers un CDI, en cours ou à l’issue de la période de stage de 24 mois.
Ce dispositif qui vise les diplômés inscrits à l’ANAPEC depuis plus de six mois à la date de la signature du contrat-insertion est ouvert aux entreprises de droit privé et aux associations affiliées à la CNSS.
Quant au second dispositif, à savoir le Contrat d’intégration professionnelle (CIP), il est destiné à faciliter l’accès à un premier emploi aux demandeurs ayant de grandes difficultés d’insertion, en l’occurrence les titulaires de diplômes universitaires de formation générale (licence et plus) et les demandeurs d’emploi inscrits à l’ANAPEC depuis plus d’une année.
Cette mesure va permettre aux entreprises de bénéficier, en cas de signature d’un CDI à l’issue des six à neuf mois de stage, d’indemnités de formation-intégration s’élevant à 25.000.00 DH.
Selon des études prévisionnelles, ces deux nouveaux dispositifs permettront, selon le ministre, d’intégrer 297.000 chercheurs d’emploi durant la période s’étalant du 4ème trimestre 2011 jusqu’en 2016, moyennant une enveloppe budgétaire de plus de 2 milliards de DH.
M. Rhmani a annoncé, par ailleurs, que parallèlement à ces deux mesures, un troisième dispositif est actuellement en cours de finalisation. « Nous nous penchons en ce moment sur l’examen des conditions techniques et opérationnelles de sa mise en œuvre », a-t-il déclaré avant d’ajouter que les outils de mise en œuvre de ces mesures sont élaborés et prêts à entrer en vigueur à partir du 15 octobre prochain.
De son côté, Hafid Kamal, directeur de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), a expliqué que s’il y a une baisse continue et notable du taux de chômage, il reste que ce taux est encore élevé chez les jeunes diplômés (17.6% chez les jeunes de 15 à 25 ans et 19% chez les diplômés universtaires).
Le directeur de l’ANAPEC estime que la résorption du chômage sur cinq ans passe par la création de 300.000 emplois par an en maintenant le taux d’activité à son niveau actuel de 50%. A cet effet, il a révélé que son Agence a l’ambition d’insérer 60.000 personnes en 2012 et 80.000 en 2014 avant d’atteindre les 100.000 en 2015, soit 1.000 personnes par an. M. Kamal a saisi l’occasion pour indiquer que l’ANAPEC a pu réaliser dans le domaine de l’emploi, à travers le programme Idmaj, le recrutement sur un CDI de deux tiers des bénéficiaires du contrat-insertion, soit 270.575 personnes et  l’insertion, grâce au programme Taehil, de 63.297 bénéficiaires, soit un taux d’insertion de 80% pour la FCE et de 100% pour le dispositif d’appui aux secteurs émergents. Le directeur de l’ANAPEC semble satisfait du travail de son Agence puisque l’ensemble de ses prestations et intermédiations ont permis un taux de satisfaction de 72% pour les employeurs et 68% pour les chercheurs d’emploi.
Pour sa part, Jamal Belahrach, président de la Commission emploi et relations sociales de la CGEM, a affirmé que ces mesures vont permettre la fin de la précarité et de l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi, sans oublier que la question du chômage nécessite une vision globale à même d’apporter des réponses pérennes.
A ce propos, il a estimé que le patronat doit assumer ses responsabilités et apporter sa contribution à travers la réflexion sur les politiques de la formation et de la formation continue, a-t-il conclu.

Hassan Bentaleb
Samedi 1 Octobre 2011

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