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Amsterdam: là où Ibrahimovic est devenu Zlatan




Amsterdam: là où Ibrahimovic est devenu Zlatan
Pour les débuts du Paris SG cette saison en Ligue des champions, Zlatan Ibrahimovic va retrouver aujourd’hui Amsterdam et l'Ajax, là où tout a réellement débuté pour lui et où l'Europe du football a découvert ce géant suédois à la classe et à l'arrogance très au-dessus de la moyenne.
Quand "Ibra" débarque à Amsterdam en 2001, en même temps que Maxwell, son meilleur ami dans le football, il n'a pas 20 ans et n'a derrière lui que deux saisons et une grosse poignée de buts avec le Malmö FF, le club de sa ville natale. Il est alors un espoir, comme le grand club néerlandais en recrute et en forme par dizaines.
Les images d'alors montrent un joueur plus fin, moins costaud que celui qui terrorise aujourd'hui les défenseurs de Ligue 1. Mais cette folle confiance en lui et la certitude d'être le meilleur sont déjà bien là. "Moi je suis Zlatan et vous, vous êtes qui putain ?", aurait-il ainsi lancé dès son arrivée dans le vestiaire du club quatre fois champion d'Europe.
Ses débuts à l'Ajax, avec d'abord Co Adriaanse comme entraîneur, ne sont pourtant pas simples et sa première saison est vraiment moyenne, avec neuf buts en 33 matchs.
"Adriaanse ne me faisait pas confiance. Son limogeage et l'arrivée de Koeman m'ont libéré", dira plus tard le Suédois qui remportera tout de même son premier titre au terme de cette saison 2001-2002.
Mais malgré ces premiers pas compliqués, le talent d'Ibrahimovic est une évidence, comme le raconte Marco van Basten qui effectuait alors son stage d'entraîneur en prenant en charge les attaquants de l'Ajax durant quelques semaines.
 
Hot-dog
"San Marco", triple Ballon d'Or, se souvient des longues séances de reprises de volée que le Suédois s'imposait sous sa férule. "Je ne lui disais pas, car il avait tendance à être trop sûr de lui, mais j'étais épaté par ce qu'il réussissait à l'entraînement. Il avait une telle facilité à réussir des gestes compliqués", a expliqué Van Basten à l'AFP.
La suite sera plus prolifique avec deux saisons pleines et un bilan définitif de 110 matchs et 48 buts sous le maillot rouge et blanc avant de filer à la Juventus Turin pour près de 25 millions d'euros.
A Amsterdam, Zlatan a décroché ses premiers trophées, deux championnats et une Coupe des Pays-Bas.
Il a aussi laissé quelques souvenirs inoubliables, comme ce but de légende face au NAC Breda en mai 2004, où tout en dribbles courts il efface quatre adversaires (dont l'un trois fois), avant de tromper un gardien qui ne peut que tomber à genoux.
La cohabitation avec certains de ses coéquipiers a aussi parfois été difficile comme avec Rafael Van der Vaart, qui lui reproche encore de l'avoir blessé volontairement lors d'un Suède - Pays-Bas et qui dans une vidéo montrait comment il s'entraînait au golf en visant une photo du Suédois.
Et si avec le temps, le Suédois a fait un peu évoluer son jeu, plus physique, plus collectif aussi, tout ce qui fait sa singularité aujourd'hui était déjà en germe à Amsterdam. Même son sens de la formule, quand il racontait un enchaînement de dribbles sur le défenseur suisse de Liverpool Stéphane Henchoz en 2001.
"D'abord je suis allé à gauche et il est allé à gauche. Ensuite, je suis allé à droite et il est allé à droite. Puis je suis reparti à gauche et là il a été s'acheter un hot-dog."
 
Anelka en Inde, le "bad 
boy" poursuit 
son tour du monde
Nicolas Anelka, le "bad boy" du foot français, poursuit à 35 ans son parcours de globe-trotter mercenaire en rejoignant Bombay en Inde, son 12e club dans le 7e pays découvert dans sa carrière.
 
"Es-tu prêt Bombay ?"
Anelka ne laisse jamais le soin à d'autres d'annoncer les virages dans sa carrière. C'est donc l'ancien joueur du Paris SG lui-même qui a officialisé son départ pour l'Inde dans une série de tweets sur son compte officiel. "Es-tu prêt Bombay?" écrit l'ancien international français, avec une formule qui pourra faire sourire en songeant aux polémiques qui ont jalonné sa carrière. Toujours sur les réseaux sociaux, c'est lui-même qui avait annoncé en mars qu'il résiliait unilatéralement son contrat avec West Bromwich après le scandale soulevé par sa "quenelle" -- geste considéré par certains comme antisémite -- effectué dans le championnat anglais. Le lendemain, son club avait réagi en le licenciant. 
 
Tour du monde
C'est donc le 12e club de sa carrière (si on ne compte qu'une fois le Paris SG où il est passé à deux reprises) et le 7e pays découvert après la France (PSG), l'Angleterre (Arsenal, Liverpool, Manchester City, Bolton, Chelsea, West Bromwich) l'Espagne (Real Madrid), la Turquie (Fenerbahçe), l'Italie (Juventus) et, déjà plus exotique, la Chine. Le natif des Yvelines avait en effet effectué un rapide passage au Shanghai Shenhua (janvier 2012-janvier 2013). La rumeur l'avait envoyé au printemps au Brésil, mais Anelka s'était chargé lui même de démentir depuis le... Koweït où il séjournait à l'époque (sans y jouer dans un club).
Depuis l'arrêt Bosman, qui a libéralisé le marché des transferts en Europe en décembre 1995, le pouvoir est tombé entre les mains des joueurs et Anelka a personnifié jusqu'à la caricature ce renversement de tendance, enchaînant les clubs et les contrats juteux.
 
L'Inde, eldorado 
des vieilles gloires
"Je suis ravi de rejoindre le FC Bombay, très excité de rejoindre l'Indian Super League (ISL) écrit Anelka sur Twitter. Des joueurs internationaux talentueux et des joueurs indiens de top niveau vont rendre les matches passionnants". Anelka croisera en Inde d'autres anciens internationaux français comme David Trezeguet ou Robert Pirès. Les Italiens Alessandro Del Piero et Marco Materazzi (entraîneur-joueur pour ce dernier) ou le gardien anglais David James ont également rejoint l'ISL.L'ancienne gloire du foot brésilien Zico va quant à lui entraîner l'équipe de Goa. L'ISL est un championnat à huit clubs, dont chacun dispose d'un "marquee player", une recrue étrangère ayant représenté son pays dans au moins un tournoi continental.
 
Aura sulfureuse
L'Inde va donc découvrir un joueur qui a perdu en vitesse mais sans doute encore capable de beaux gestes techniques. Mais Bombay va découvrir aussi un homme rempli de contradictions et escorté d'une aura sulfureuse. La "quenelle" effectuée sous le maillot de West Bromwich n'était que sa dernière provocation en date. 
"Un homme sans ennemi est un homme sans valeur. Comme l'époque adore les hypocrites, je ne m'attends pas à n'avoir que des amis", déclarait-il en octobre 2012 au Parisien Magazine, comme pour résumer son profil.
Rien ne semble l'atteindre, pas même le fiasco retentissant du Mondial-2010 pour la France dont il aura été le personnage central. Suspendu 18 rencontres par la Fédération française de football (FFF) pour avoir insulté le sélectionneur Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique, Anelka aura cette réaction désinvolte dans les colonnes de France-Soir: "Cette histoire de commission est une mascarade. Ce sont de vrais clowns, ces gens. Je suis mort de rire". Dans son livre, Domenech se souvient d'un "Anelka en train de rigoler après le match (contre le Mexique). Quelle inconscience !". Une image qui résume tout.
 

AFP
Mercredi 17 Septembre 2014

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