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Amin Maalouf sur une TV israélienne, polémique au Liban




Une intervention de l'écrivain et académicien franco-libanais Amin Maalouf sur une chaîne de télévision israélienne fait polémique au Liban, les uns l'accusant de "trahison", d'autres défendant son droit à promouvoir la culture. Le 2 juin, le prix Goncourt était l'invité de l'émission "Culture" de la chaîne israélienne francophone i24 durant laquelle il a parlé de quatre siècles d'Académie française et des 18 Immortels (nom donné aux membres de cette Académie) qui l'ont précédé.
"Nous appelons l'éminent écrivain libanais Amin Maalouf à s'excuser pour cette interview", a écrit dans un communiqué mercredi la campagne pour le boycottage des partisans d'Israël au Liban (BDS). Pour ses contempteurs le but de cette chaîne est de "connecter Israël au monde" et dans ces conditions l'écrivain "a utilisé sa célébrité, son excellence créative et son appartenance à l'Académie française pour (...) donner une 'légitimité' immorale aux médias israéliens, instruments importants de l'occupation et de la colonisation" des Territoires palestiniens, affirme BDS. Les deux quotidiens libanais Al-Akhbar et As-Safir, qui font de la lutte contre Israël le point central de leur politique éditoriale, s'en sont également pris à l'auteur. "Léon l'Israélien", titrait mercredi l'éditorial d'Al-Akhbar. M. Maalouf "n'a-t-il pas été gêné par cette 'reconnaissance' symbolique d'Israël ?", déformant le titre du livre qui l'avait rendu célèbre "Léon l'Africain". "La trahison d'un 'intellectuel'", écrivait pour sa part As-Safir. "Amin Maalouf a promu la culture, la justice et la paix sur i24. La campagne contre lui est d'une bêtise sans nom", a tweeté en revanche Ziyad Makhoul, un des rédacteurs en chef du quotidien francophone L'Orient-Le Jour. Le Liban et Israël sont encore officiellement en guerre. Au terme d'une occupation de 22 ans du sud du pays, l'armée israélienne s'est retirée en 2000 de ce territoire. Mais à l'été 2006, l'Etat hébreu et le Hezbollah se sont livré une guerre meurtrière. 
Prix Goncourt en 1993 pour "Le Rocher de Tanios", M. Maalouf est également auteur de célèbres romans comme "Samarcande", "Le jardin de Lumière" ou "Le Périple de Baldassare". Il était aussi l'auteur d'essais et de récits comme "Les croisades vues par les Arabes", "Léon l'Africain", "Les Identités meurtrières" ou encore "Un fauteuil sur la Seine". En 2011, il a été élu à l'Académie française, au fauteuil de Claude Lévi-Strauss.

Libé
Lundi 13 Juin 2016

Lu 629 fois


1.Posté par Mohamed MOROCCAN le 13/06/2016 07:41
Monsieur Amine Maalouf a raison de visiter l'Etat d'Israël , c'est la culture qui peut rapprocher les peuples .
La culture juive est très proche de la culture arabo-musulmane , en tout cas pour nous les marocains et même ailleurs dans le monde arabe .

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