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Alors que le tourisme mondial continuerait à décélérer d’ici fin 2009 : L’INAC prévoit une légère reprise du tourisme national




Alors que le tourisme mondial continuerait à décélérer d’ici fin 2009 : L’INAC prévoit une légère reprise du tourisme national
Après plusieurs trimestres de baisse continue, le tourisme au Maroc semble retrouver le chemin de la croissance, enregistrant une évolution positive au cours du deuxième trimestre 2009.
Le tourisme national s’est favorablement comporté au deuxième trimestre 2009, ont constaté les conjoncturistes de l’INAC (Institut national d’analyse de la conjoncture). Les nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement touristiques classés, hors effets saisonniers, ont enregistré une progression de 0,9% durant cette même période, en glissement trimestriel, après s’être établie à -0,3% un trimestre auparavant. Selon les conjoncturistes de l’INAC-HCP, c’est le tourisme interne qui a contribué, en grande partie, à cette évolution (+2,3 points).
Les nuitées des non-résidents ont profité du bon comportement des touristes anglais pour se situer à 0,6%, contre –1,3% au premier trimestre. En conséquence, le taux d’occupation moyen des chambres a connu une légère progression (+0,9 point). Concernant les arrivées aux postes frontières, elles ont progressé de 2,9%, en variations trimestrielles, profitant de l’amélioration aussi bien de celles des touristes étrangers (+4%) que des MRE (+2,1%). Au sein de la clientèle étrangère, les Français ont enregistré une hausse de 6,2%, suivis des Allemands (+16,3%).
L’INAC rappelle dans son dernier bulletin de conjoncture que le devenir du secteur du tourisme au Maroc constitue une préoccupation majeure pour les pouvoirs publics. A cet effet, une convention de partenariat a été signée entre le gouvernement marocain et les professionnels du tourisme (Fédération Nationale du Tourisme). En vertu de ce partenariat, les professionnels s’engagent à contribuer activement à la promotion du tourisme, notamment interne, à développer les actions de formation continue, à maintenir l’emploi et à s’adapter à l’évolution des canaux de distribution. Pour sa part, l’Etat s’engage à mettre en place des mécanismes d’appui à l’investissement pour accompagner la réalisation de projets touristiques conventionnés et à la rénovation des établissements hôteliers pour améliorer la qualité du produit touristique.
Cependant, les perspectives du secteur s’annoncent peu reluisantes compte tenu de plusieurs facteurs négatifs. L’instabilité de la situation économique internationale, conjuguée aux incertitudes supplémentaires engendrées par la grippe A (H1N1), devraient continuer à peser sur la demande touristique mondiale, du moins à court terme.
En effet, les prévisions pour l’ensemble de l’année 2009 sont revues à la baisse par l’Organisation mondiale de tourisme –OMT-. Elle anticipe un recul du tourisme international compris entre 4% et 6% en 2009. La seule lueur d’espoir vient de l’Afrique, où les arrivées devraient progresser dans une fourchette de 1% à 5%.
Quant au Maroc, les perspectives de croissance pour la seconde moitié de l’année s’annoncent donc plus favorables. Le tourisme interne devrait continuer à contribuer à la réalisation de bons résultats sur la seconde moitié de l’année en cours, dans le cadre de l’opération Kounouz biladi. Le secteur pourrait profiter, par ailleurs, de l’ouverture de la nouvelle station Essaidia (ouverture depuis juin dernier). Cette nouvelle station a permis de générer 45 mille nuitées au mois de juillet, ce qui représente 2,7% des nuitées totales effectuées dans l’hébergement touristique classé au Maroc.


L’onde de choc de la crise économique

La baisse du tourisme international, amorcée au second semestre 2008, s’est accélérée en 2009. Le nombre d’arrivées de touristes internationaux est en chute libre depuis janvier. Cette croissance négative a été enregistrée dans toutes les régions du monde, sauf en Afrique et en Amérique du sud, qui n’ont pas suivi la tendance générale.
L’Europe du centre et de l’Est et le Moyen Orient ont été les régions les plus durement touchées. Ces résultats témoignent de la magnitude du choc de la crise économique mondiale, ainsi que des causes et des effets connexes, auxquels s’est rajoutée dans certaines régions l’épidémie de la grippe A (H1N1). Malgré cette baisse générale, plusieurs destinations à travers le monde ont encore affiché des résultats encourageants au cours de la première moitié de l’année 2009.


Achir Karim
Vendredi 27 Novembre 2009

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