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Alors que l’indice du développement humain a plus de 20 ans : M. Lahlimi souligne la nécessité de réviser les normes et la finalité de l’IDH




Le Haut commissaire au plan, Ahmed Lahlimi Alami, a appelé à un consensus sur les normes et la finalité des évaluations du développement humain, qui "s'avère plus que jamais nécessaire", au moment où l'Indice du développement humain (IDH) du PNUD a plus de 20 ans d'âge.
Ces normes et ces finalités n'auront que "plus d'audience auprès des opinions publiques et plus d'impact sur la prise en compte, par les pays, des enjeux du développement humain durable", souligne M. Lahlimi dans un éditorial publié dans le supplément du magazine mensuel du groupe Jeune Afrique "La Revue", consacré au Maroc et à ses réalisations en matière de développement humain.
"A quelques années de l'échéance fixée par la communauté internationale à la réalisation des OMD et alors que l'IDH a, aujourd'hui, plus de 20 ans d'âge, un consensus sur les normes et la finalité des évaluations du développement humain s'avère plus que jamais nécessaire. Elles n'en auront que plus d'audience auprès des opinions publiques et plus d'impact sur la prise en compte, par les pays, des enjeux du développement humain durable", écrit-il dans ce spécial intitulé : "Développement humain, le grand débat : la contribution d'un pays émergent".
Le Maroc, qui s'inscrit dans cette vision, a pris l'initiative d'organiser, en janvier 2010 à Rabat, la "Rencontre Internationale sur le Développement Humain" avec la participation d'un aréopage d'experts et de responsables de la statistique de plusieurs organisations régionales, des Nations unies et de grands pays d'Europe et d'Amérique du Sud, rappelle M. Lahlimi.
Le Haut commissaire au plan souligne, à cet égard, l'importance de la révision des méthodes d'évaluation du développement humain adoptées par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), précisant que les indicateurs statistiques, aujourd'hui la langue universelle et le référentiel normatif de toute évaluation, "ne peuvent être audibles que par leur contextualisation".
Leur pertinence comme outils d'évaluation n'est sûrement acquise qu'avec la diversité de leur éclairage d'une analyse globale des réalités de chaque pays et de son mode de gestion des défis et des atouts dont elles sont porteuses, note-t-il

Des indicateurs sujets
à controverse

"Aussi, prétendant en faire une synthèse, les indicateurs composites, constitués souvent d'un nombre limité de données statistiques, hiérarchisées et au besoin partiellement estimées, sont-ils nécessairement arbitraires et toujours, en tout cas, sujets à controverse. Leur usage, de plus en plus fréquent, à l'effet de mesurer, comparer, voire classer les performances des pays en développement peut être conforté par l'impact médiatique de leur message lapidaire mais demeure fort contestable, au regard de la faible portée cognitive de leur contribution à la culture économique des opinions publiques", écrit-il. "C'est globalement de cette approche, aujourd'hui largement partagée par plusieurs experts et institutions de la statistique, que procèdent aussi bien nos réserves sur le bien-fondé de l'IDH et de la finalité qui lui est assignée que nos propositions de révision des méthodes d'évaluation adoptées par le PNUD", précise M. Lahlimi.
Il note que la réflexion, menée à l'échelle internationale par d'éminents experts et organismes spécialisés sur les avantages et les limites de l'offre de la statistique institutionnelle, a donné une nouvelle dimension à l'exigence de contextualisation de ses indicateurs statistiques au bénéfice d'une meilleure intelligibilité des réalités socio-économiques et d'une plus grande proximité des citoyens.
Le Haut commissaire précise, dans ce cadre, que "le débat actuel sur la mesure du développement humain n'en a été que plus justifié et peut encore s'en enrichir", ajoutant que "la Commission Statistique des Nations Unies lui a apporté, fort à propos, le poids de son autorité"""".
"Le PNUD, pour sa part, l'avait, comme de juste, ouvert à la contribution de plusieurs experts dans le cadre de larges consultations régionales", souligne-t-il.
Le supplément de "La Revue" sur le Maroc livre une analyse profonde sur le développement humain et fait état des débats de la conférence internationale organisée, sur le sujet, au Maroc les 15 et 16 janvier 2010 et qui a rassemblé des représentants de la Division statistique de l'ONU, de l'OCDE, de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), ainsi que des représentants des pays en voie d'émergence comme le Brésil.
Une quinzaine de pages ont été consacrées à la contribution du Maroc à ce grand débat en mettant en exergue les travaux présentés par des experts marocains sur les méthodes de mesure statistique du développement humain.
La dernière section, intitulée "les dix années qui ont changé le Maroc" s'est focalisée sur les grands chantiers du nouveau règne dans les domaines économique et social avec une mention spéciale pour l'Initiative Nationale pour le Développement Humain et les réalisations en matière d'Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Libé
Jeudi 13 Mai 2010

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